Nos regards
Marre de cette mention-là !

> 22 février 2018

Marre de cette mention-là ! En 1987, Patrick Bruel en avait marre de cette nana-là. Trente ans après, la nana en question est un peu moins énervante... Elle se souvient avoir été supplémentée en acide folique et sulfate ferreux, durant ses grossesses. Elle connaît bien le sulfate de salbutamol qu’elle inhale lorsqu’elle sent la crise d’asthme venir. En vieillissant, les douleurs articulaires se font sentir ! On lui a conseillé de la chondroïtine-sulfate, par voie orale. Très sportive, elle pense à s’hydrater après l’effort. Sa bouteille d’eau Cristalline ne la quitte pas d’une semelle, du bureau à la salle de gym... elle est toujours là. Elle a lu sur l’étiquette que son eau de prédilection contient 17 mg/L de sulfates...

Bref, cette nana-là connaît bien les sulfates ! On pourrait presque dire qu’elle VIT sulfates !

Lorsqu’elle veut acheter un nouveau shampooing, elle aime à détailler les étiquettes des cosmétiques. Depuis quelque temps, elle a vu apparaître la mention « sans sulfate ». Cela l’intrigue...

Cette nana-là nous a demandé conseil... Les sulfates dans un shampooing, c’est quoi ? Et surtout est-ce que c’est dangereux ?

Nous lui répondons par Regard interposé.

Pour formuler la base lavante des shampooings, on a classiquement recours au lauryl éther sulfate de sodium (INCI : sodium laureth sulfate). Ce tensioactif anionique, à propriétés détergentes n’est pas très doux (tout de même plus qu’un savon quand même), mais plus doux que son cousin, le laurylsulfate de sodium (celui-ci est moins doux qu’un savon).

Les shampooings à base de lauryléthersulfate de sodium conviennent à une grande majorité de consommateurs... et en particulier à notre nana en question. Elle l’utilise depuis des années et en est parfaitement satisfaite.

Comme il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain, il conviendra de clarifier les idées. Si le laurylsulfate de sodium doit être exclu des shampooings (mais également des cosmétiques non rincés), son cousin éthoxylé (le laureth), en revanche, a toute sa place dans les produits d’hygiène.

Oui, vraiment, on en a marre de cette mention-là !






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