Parfum ripoux pour flic pourri, c’est Charteris qui tient l’alambic !
Après son aventure au Pasala,1 Simon Templar retourne à Londres retrouver sa chère Patricia et son fidèle Hoppy, une brute assoiffée de whisky, qui lui est dévouée corps et âme.2
L’occasion pour Simon de démasquer un policier corrompu (Desmond Prike) et de le livrer pieds et poings liés à l’inspecteur Teal.
L’occasion pour nous de proposer à de grands parfumeurs en mal de création l’idée d’un parfum de corruption au marketing résolument moderne !
Un parfum doux et sucré, aux vertus endormantes
Dans cette aventure, Simon Templar est kidnappé. Pour ce faire, il a été endormi par une brume somnifère diffusée dans le taxi qu’il partage avec Pryke.
En sentant dans ce taxi une « odeur douceâtre comme celle d’un parfum à bon marché », Simon ironise : « C’est vous qui vous parfumez, Desmond ? demanda-t-il, en souriant. Comment appelez-vous ce nouvel extrait ? Relents du poste de police ? » Non, pas vraiment, lui répond Pryke, qui sombre rapidement, tout comme son acolyte, dans un profond sommeil !
Un bain chaud délicieux, aux propriétés relaxantes
Pryke a été difficile à coincer, mais… Simon y est quand même parvenu, après bien des péripéties. Sous le vernis de ce policier modèle se cachait, en réalité, le mystérieux « Grand fourgue », spécialisé dans la revente des bijoux volés.
Une aventure périlleuse, qui se termine par une plongée dans un bain chaud : « Plongé avec délices dans un bain chaud, il leur raconta l’histoire. » (à Patricia et à Hoppy).
Le grand fourgue, en bref
Dans ce volume, l’écrivain met en scène un policier ripoux, connu sous le nom du Grand fourgue. Une aventure parfumée, qui peut donner des idées de créations olfactives révolutionnaires. A vos orgues à parfum… la partition est presque écrite !
Bibliographie
2 Charteris L. Le Grand fourgue in Le Saint s’en va-t-en guerre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1945, 209 pages

