Quand Le Saint se prend pour le président de Pasala !
Lorsque Simon Templar débarque dans la petite république de Pasala,1 située à côté du Mexique, ce n’est pas pour des vacances ensoleillées, mais c’est, bien plutôt, pour venir en aide à une jeune fille, la fille de l’Ecossais Mac Andrew. Une jeune orpheline déshéritée… voilà de quoi intéresser notre Robin des bois ! Un Robin des bois, qui organise une révolution, prend la place du président dans sa salle de bains et met le méchant de l’histoire au tapis !
Il s’en est fallu de peu pour que Simon ne finisse ses jours dans la peau d’un dictateur !
Shannet, l’affreux-méchant
Cet individu a tué Mac Andrew, afin de s’approprier ses gisements de pétrole.
Lila Mac Andrew, la belle et jolie
Lila est une charmante jeune fille, « blonde aux yeux bleus » ; son teint pâle s’est joliment coloré sous le soleil de Pasala ! Elle en sort « légèrement bruni » !
Et un héros superbement laqué !
Simon Templar est magnifique, comme de coutume. Même par 35°C, il est parfaitement stylé et impeccable, les cheveux « lustrés comme une laque » !
Et un héros superbement baigné
Il fait chaud à Pasala… surtout lorsque l’on fomente une révolution. Simon décide donc de « prendre un bain » pour se rafraichir… Un bain pris dans la luxueuse salle de bains du président, dont Simon vient de prendre possession. Point de président à l’horizon, puisque l’on est un jour sur semaine et que tout le monde sait que le président ne se baigne que le « samedi soir » et ceci dans le respect des « coutumes nationales ».
Cette salle de bains made in America (ce sont des plombiers de New-York qui ont fait l’installation !) est superbe. « Les parfums et les eaux de toilette contenus dans des flacons de cristal taillé » viennent, quant à eux, tout droit de la capitale de la beauté, soit Paris !
Simon s’accorde un bon bain relaxant, une fois rasé avec le rasoir et le blaireau du président (évidemment !). « Allongé dans un bain chaud, Simon Templar jouait à la guerre sous-marine avec une éponge et un pain de savon parfumé. »
Un bain réalisé, une cigarette de la Havane aux lèvres… « Il tirait voluptueusement sur une cigarette ; il avait oublié le reste du monde. »
Le Saint s’en va-t-en guerre, en bref
Faire une révolution… quoi de plus simple nous dit Leslie Charteris, dans cet opus, qui nous révèle un héros hédoniste, aimant le luxe et la volupté. Un héros qui, une fois de plus, vient au secours des personnes affligées, en se payant, au passage, une belle tranche de plaisir. Pour cette fois… le plaisir sera cosmétique avec un bain de luxe, un bain présidentiel qui lave les traces de poussière et laisse sur la peau un doux parfum de corruption. Attention, à ne pas glisser sur la savonnette de ce cher président !
Bibliographie
1 Charteris L. Le Saint s’en va-t-en guerre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1945, 209 pages

