Une poudre de riz qui trahit… ou pas ?
L’un des derniers films, Frenzy, d’Alfred Hitchock, sorti sur les écrans en 1972, place une simple poudre de riz au centre d’une histoire de tueur en série.1
L’homme à la cravate est le tueur qui sévit alors à Londres. Il tue ses victimes (des jeunes femmes blondes), par strangulation, à l’aide d’une cravate.
Richard Blaney, un ancien pilote de chasse, déclassé depuis son départ de l’armée, semble être l’assassin idéal. Sans emploi (il est apparemment renvoyé de partout), violent, Richard coche toutes les cases…
Et comme son ex-femme, Brenda Blaney, fait partie des victimes… Et comme ils se sont vus la veille au soir… Et comme il a fait du tapage à son club féminin… Et comme il a en poche des billets qui, après analyse, permettent de détecter des traces de la poudre de riz justement utilisée par la victime… on se dit que vraiment le pauvre homme est mal barré.
Coupable d’avoir accepté des billets embaumant la poudre de riz parfumée, coupable de vivre aux crochets des femmes, coupable de se laisser aller, coupable de meurtre ?
Hitchock, une fois plus, sait parfaitement tirer les ficelles qui font se mouvoir ses personnages.
Il utilise, ici, un cosmétique pour brouiller les pistes !
Et la poudre de riz, le cosmétique-phare du moment (quelle femme n’a pas alors encore un poudrier dans son sac à main à côté de son portefeuille ?) est le bon client pour un scénariste qui cherche à semer la panique à l’aide d’indices parfaitement anodins.
Bibliographie
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Frenzy

