Une nouvelle vision de la publicité cosmétique… on est en 1970 !
Le distrait est un film français de 1970, réalisé par Pierre Richard et produit par Yves Robert et Alain Poiré. Un film… enfin plus exactement un navet…
Le distrait… c’est forcément Pierre Richard. Distrait à un point qu’il en est irritant.
Ce jeune graphiste est le fils de Maria Pacôme qui a obtenu de son amant, Bernard Blier, pour son rejeton, une place de choix dans sa célèbre entreprise de publicité. Sauf que Pierre Richard a de drôles de goûts, de drôles de conceptions du métier, ce qui entraine des tensions au sein de la société.
Une pléiade d’acteurs défile dans ce film poussif, qui arrive à arracher un sourire aux lèvres de temps à autre.
Côté cosmétiques, on est gâté.
Il y a Yves Robert qui se fait la barbe
Une apparition d’Yves Robert au début du film. Pierre Richard, distrait, se trompe d’appartement et fait comme chez lui dans l’appartement du monsieur du dessous. Yves Robert, médusé, sort de sa salle de bains, un blaireau en main, se demandant bien quel est l’olibrius qui est assis dans son canapé, boit son whisky et fume ses cigares !
Il y a Marie-Christine Barrault qui prend son bain
La jolie secrétaire de Bernard Blier a séduit Pierre Richard par sa fraîcheur. Du coup, le brave homme ne voit plus qu’elle et ce même sur les murs de Paris dans des publicités pour des produits d’hygiène. A la place du mannequin habituel, Pierre Richard ne voit plus que les traits de sa dulcinée. Celle-ci, confortablement installée dans une baignoire débordant de mousse, semble lui expliquer que sa peau douce, parfumée et veloutée est due à l’utilisation du bain moussant Oka Baï Do !
Il y a Paul Préboist qui fabrique des dentifrices
L’inventeur du dentifrice Klerdenne (c’est son nom, celui de l’inventeur, celui du dentifrice) compte bien faire fortune, grâce au génie de Pierre Richard. Celui-ci a reçu ce client par erreur (Paul Préboist, qui est aussi distrait que Pierre Richard, a confondu celui-ci avec le grand patron), mais n’en réalise pas moins une campagne choc dans les rues de la capitale. Une campagne de publicité vivante, qui a recours à une jeune femme. Celle-ci se trouve mal en différents points de la ville, provoquant des attroupements et une foule de messieurs, prêts à réaliser le bouche-à-bouche. Tout à coup, un jeune homme s’avance, embrasse la jeune femme, qui se redresse immédiatement, ranimée par l’haleine fabuleuse de son sauveur. Une haleine KLERDENNE !
Le distrait, en bref
Pierre Richard hésite entre différents styles. Il se veut comique, moralisateur, avant-gardiste. Il ne réussit pas son pari… et pourtant ce n’est pas faute d’être mal accompagné. Heureusement, il y a des publicités cosmétiques qui nous maintiennent éveillées !

