Une houppette à poudre de riz dans une main de fer !

Simon s’est donné pour mission de tuer un à un les membres d’un gang new-yorkais, afin de venger un père de famille éploré, qui a perdu son fils dans des conditions dramatiques.1 Simon a rencontré Valcross à Madrid ; c’est là que Valcross a convaincu Simon de lui faire justice, en éliminant les gangsters qui ont tué Billie, son enfant. Tous les gangsters, y compris celui que personne ne connaît mais, qui se fait appeler le « Grand Patron » !

En trois jours, Simon élimine tous les membres du gang ou presque.

Avant de découvrir qui est le Grand Patron !

La fiche signalétique de Simon Templar

Il a 31 ans ; il mesure 1m86, possède des yeux bleus, des cheveux « bruns, rejetés en arrière » et un teint « hâlé » !

On nous le confirme à plusieurs reprises. Oui, Simon se reconnaît à son « regard bleu » brillant et à son « visage hâlé » (expression employée 3 fois). Et aussi à sa « main brunie » !

Un Simon toujours très propre

Un Simon Templar séduisant, bronzé, qui prend soin de sa peau et prend des douches.

Un Simon Templar très visé

Un Simon Templar qui prend une balle dans l’épaule, se la fait extraire par un médecin qui pose peu de questions et se voit prescrire de « l’aspirine » en cas de fièvre. Alors, évidemment, une balle dans l’épaule… cela ne facilite pas le rasage… qui est réalisé « péniblement de la main gauche ». Une toilette à « l’eau froide » permet à Simon de remettre ses idées en place !

Une fée qui s’appelle Fay

Fay Edwards est la femme qui fait le lien entre le Grand Patron et les membres de son gang. Cette superbe « blonde » (ses cheveux sont comme une « vague d’or en fusion ») aux yeux d’ambre, qui a la vingtaine, tombe illico sous le charme de Simon. Et l’attirance est réciproque, car on sait que Simon ne peut pas résister à une jolie fille habilement parfumée. Lors d’une rencontre musclée avec la bande du Grand Patron, Simon est sauvé grâce à l’intervention de Fay, qui lui glisse un révolver dans la main. La main qui s’approche de celle de Simon est parfumée. Simon se souviendra longtemps de « l’odeur légère et subtile » de ce parfum. Les lèvres « rouges » de Fay sont, elles aussi, parfumées. « Il sentait en même temps le parfum des lèvres de Fay et, dans son cœur, une peur étrange ».

Un gangster verni qui s’appelle Morrie

Morrie reçoit Simon un flacon de vernis à ongles à la main. Morrie « Ualino trempa un minuscule pinceau dans une fiole et étendit une couche de vernis rouge sur l’ongle poli de son petit doigt. » Une opération menée de manière précise et chirurgicale pour ce membre de gang très soigneux de sa personne. Désinvolte, Morrie scrute le visage de Simon, tout en agitant la main, afin que « le vernis séchât » !

Ce n’est pas vraiment le genre de Simon, qui ne résiste pas à la tentation de se moquer de celui que l’on appelle la « Belle de New-York ». Et Simon en rajoute, essayant de lui extorquer des « secrets de beauté » (Simon emploie cette expression à 3 reprisses). « J’espère que vous me donnerez l’adresse du coiffeur qui vous a fait cette superbe indéfrisable. » Il admire aussi ses « sourcils peints à la Marlène Dietrich. »

Et Simon n’hésite pas à faire sortir de ses gonds son interlocuteur avec une dernière estocade : « Mais vous auriez dû exiger que l’on vous blanchît légèrement la peau, la dernière fois que vous êtes allés à l’institut de beauté. »

Et des policiers d’opérette

L’un des policiers qui tentent d’arrêter les membres du gang a une drôle d’allure. Il a le « teint rosé, des sourcils touffus et noirs qui semblaient avoir été collés là par erreur à la suite d’un maquillage hâtif. »

Et une autre façon de parler de main de fer

Cette main, c’est celle de la police, qui tente de tenir en échec tous les bandits qui rôdent dans New-York. Parmi ceux-ci l’inspecteur Fernack qui indique à Simon que lorsqu’il met la main sur un de ces voyous, il ne lui caresse pas le visage avec un gant de velours ! « Lorsque nous les tenons, nous ne leur caressons pas les joues avec des houppes à poudre de riz, je vous assure. » En lieu et place du cosmétique… une matraque en caoutchouc !

Le Saint à New-York, en bref

En 3 jours, pas un de plus, le Saint a réussi là où la police échoue depuis des années. Il a réussi à tuer tous les membres d’un gang. Il découvre, et nous aussi, que le Grand Patron n’est autre que Valcross, qui a inventé toute une histoire, afin de se séparer de ses collaborateurs, une bonne fois pour toutes. Grâce à la belle Fay Edwards, Simon réussit à coincer Valcross pour le plus grand bonheur de l’inspecteur Fernack.

Bibliographie

1 Charteris L., Le Saint à New-York, Arthème Fayard, 1967, 191 pages