Une histoire de permis de conduire caché dans une boîte de fard !

Parfois voleur… Parfois chasseur de voleurs… Simon Templar (dit le Saint) vole les méchants et aide les gentils comme une sorte de Robin des bois des temps modernes.1

Dans l’opus Vive le Saint, il se donne pour mission de venger la mort du journaliste Joe Willet. Un journaliste qui a été tué, parce qu’il réalisait une série de reportages sur la pègre pour le journal « The Chronicle » ! Alors qu’il s’apprête à publier un portrait au vitriol de Leo Garmish, le journaliste est « suicidé » !

Simon va ainsi suivre Leo Garmish à la trace et se mettre dans ses pas, en allant skier à Font-Romeu, lorsque le bandit s’y rend, puis en logeant au George-V à Paris, au besoin. Etape finale : Cannes ! Avec l’arrestation du célèbre gangster !

L’occasion pour Simon de rencontrer une jolie brune aux ongles vernis, de punir des bandits qui se vernissent les ongles, sans vraiment prendre le temps de faire bronzette sur la Croisette !

Les habitants de Greenwich village, les voisins de Joe Willet

Des gens pauvres : « Tout cela se lave mal, se nourrit encore plus mal » !

Simon Templar, bronzé…. évidemment !

Simon Templar nous est présenté, comme de coutume, sous l’aspect d’un séduisant jeune homme au « visage bronzé » (expression utilisée 4 fois), aux « traits bronzés », au « masque hâlé », à « la joue basanée », « au beau visage basané » et au « regard d’un bleu insoutenable », un « bleu acéré comme celui d’un glacier de montagne ».

Le maharajah Jahan de Madrapore, bronzé… forcément !

Il a réservé une somptueuse suite dans un luxueux hôtel de Cannes. C’est un brun aux yeux noirs… Il s’agit de Simon Templar, un Simon maquillé et porteur de lentilles de couleur.

Joe Willet, suicidé… méchamment !

Ce journaliste téméraire va être balancé par la fenêtre de son appartement. Un meurtre exécuté par Sydney Halber. « Ils ont maquillé le crime en suicide » !

Mary Willet dite Midnight, parfumée… puissamment !

Mary est la sœur de Joe ; elle a infiltré le réseau de Leo Garmish, afin de renseigner son frère. Elle opère sous le pseudonyme de Midnight, dans la boite de nuits de Leo.

Une « beauté brune », aux « yeux d’eau vert pâle » ! Une beauté brune, qui se glisse chez son frère en enfilant une perruque blonde, « comme une plaine du Middle-West à la moisson ».

Mary est une jeune fille, qui aime les cosmétiques et vernit ses ongles en rouge. Elle use d’un parfum aux senteurs lourdes, qui laisse derrière elle un puissant sillage (« Elle passa devant lui ; une lourde bouffée de parfum lui servait de sillage tandis qu’elle revenait dans la chambre. »).

Leo Garmish, méfiant… naturellement !

Ce bandit, surnommé le « bourgeois du crime », est tombé sous le charme de Midnight… Toutefois, ses sentiments n’endorment pas complètement sa méfiance. Et c’est en fouillant dans les affaires de celle-ci qu’il découvre, bien caché, « parmi les fards, dans une boîte, sous des bâtons de fond de teint », « un permis de conduire » au nom de « Mary Willet » ! Ceci change complètement la donne pour lui ! Leo « brandit le permis de conduire découvert dans la boîte de fards » et interroge Mary, avant de la ligoter et de lui injecter un puissant soporifique.

Sydney Halber, soumis à Garmish… fidèlement !

C’est le bras droit de Leo Garmish ; son âme damnée ! L’exécuteur de ses basses œuvres ! Un homme au caractère dur et au cœur tendre, qui craque pour Midnight et lui avoue le meurtre qu’il a perpétré (ses aveux sont d’ailleurs enregistrés par la jeune femme, qui envoie très vite la bande sonore à l’inspecteur John Henry Fernack).

Marcel, brillamment brillantiné !

C’est le bandit marseillais, qui a été recruté par Garmish, pour dévaliser le casino d’Herbert Dorcas. Ce gangster n’y va pas de main morte avec les cosmétiques… Ses cheveux sont, ainsi, « brillantinés à l’excès », « calamistrés » (expression employée 2 fois) avec passion et générosité.

Il est secondé dans son entreprise par un autre vaurien du même genre, lui aussi adepte des cosmétiques. En effet, on le découvre en train de se tailler les ongles avant de passer à l’action. Il a disposé, sur sa table de toilette, « un attirail avec pinces, coton et vernis, digne des vedettes du Festival » du cinéma de Cannes.

Herbert Dorcas, amoureux tout simplement !

Cet homme richissime est bien décidé à ouvrir un casino à Cannes, le Grand Casino de la Riviera… Belle aubaine pour Leo Garmish, qui demande à Midnight de le séduire, afin de tirer le maximum d’informations sur le système de sécurité prévu dans ce nouvel établissement. Midnight séduit effectivement Herbert… et cela va même un peu plus loin… et on peut supposer que tout cela finira par un mariage.

Vive le Saint, en bref

Après avoir suivi Leo Garmish à Font-Romeu, puis à Paris, Simon Templar réussit à livrer le bandit à la police. Pris les mains dans le sac, les poches remplies de tout ce qui a été volé lors de l’inauguration du nouvel établissement. On n’aura qu’un mot : « Vive le Saint » !

Bibliographie

1 Charteris L., Vive le Saint, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, 188 pages