Une histoire de parfum qui déplaît !

A l’occasion du décès de Robert Redford, le 16 septembre 2025, les hommages n’ont pas manqué dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Les bobines du film de Sydney Pollack, Nos plus belles années, sorti sur les écrans en 1973, ont, pour l’occasion, été ressorties des tiroirs…

L’histoire en est simple… celle d’une rencontre entre deux univers bien différents. L’univers rude de Katie (Barbra Streisand), une jeune Juive de 16 ans, d’une belle précocité intellectuelle, obligée de faire toutes sortes de petits boulots afin de pouvoir payer ses études ; l’univers moelleux de Hubbell, un jeune homme (Robert Redford a tout de même 37 ans, lorsqu’il incarne le jeune étudiant !), frivole, passionné de sports et de jolies filles, n’ayant aucun souci financier.

Katie est communiste… dans le sens où elle se soucie du bien-être de tout un chacun, sans en oublier un seul ; Hubbel est culturiste… dans le sens où il se soucie de son bien-être personnel et de son aspect physique avant toute autre chose !

Katie est serveuse dans un café, pour pouvoir vivre dans un tout petit logement ; Hubbel ne sert pas à grand-chose et passe son temps avec une bande d’amis, tous aussi argentés que lui.

Katie et Hubbel sont tout l’opposé l’un de l’autre.

Pourtant Katie va tomber amoureuse de Hubbel et tenter de le transformer, pour faire jaillir une étincelle de ce Gatsby magnifique ! Tout en se transformant un peu physiquement elle aussi, en se faisant lisser ses cheveux crêpus (on nous parle dans le film non pas de « lisser », mais de « détendre » les cheveux).

Katie et Hubbel finiront par vivre ensemble. Mais, Hubbel se lassera vite de cette femme pleine de passion, qui fait passer son combat politique avant le reste et s’avère franchement difficile à vivre.

Hubbel ira même jusqu’à tromper Katie, alors que celle-ci est enceinte de leur fille.

Consternation pour Katie, qui inventorie les raisons d’une telle trahison : « Dis-moi que tu n’aimes pas mon parfum ? ».

Un parfum qui déplaît… voilà une raison de rupture compréhensible. Tout, plutôt que d’entendre la triste vérité. Hubbel traîne derrière lui un parfum de superficialité, qui ne s’accordera jamais avec la profondeur de sentiments développée par la belle Katie.

Oui, c’est plus simple comme cela… C’est sûrement le parfum de Katie qui ne s’accorde pas avec celui de Hubbel !

Oui, c’est plus simple de se séparer et de laisser à nouveau toute liberté à la chevelure ! Une Katie « détendue »… ça ne peut vraiment pas durer !