Une histoire de bigoudis sur tignasse !

C’est l’histoire d’Antoine, un restaurateur des Halles (« Chez l’Auvergnat »), qui se retrouve aux prises avec ses frères lors du décès du père !1 Où sont ses économies ? Sûrement, Antoine le sait ! Et peut-être même qu’Antoine a fait main basse sur elles ! Ferdinand et Bernard n’épargnent rien à leur frère !

Antoine, le parvenu !

C’est un gros bosseur, qui se lève dès 5 heures du matin et ne gaspille aucune de ses minutes. Il est marié avec Fernande, une ancienne prostituée.

La vie s’écoule paisiblement pour eux d’eux. Le restaurant marche du tonnerre, accueillant les plus grands noms de la capitale !

Antoine a réussi !

Bernard, le raté de première !

C’est un raté, qui court toujours après des affaires mirobolantes. Il vit avec Nicole, une jeune femme de 28 ans. Celle-ci compte bien défendre les intérêts du couple… illégitime !

Ferdinand, le raté en second !

C’est un petit fonctionnaire, qui tire le diable par la queue. Il est marié avec Véronique, une grosse femme, aux cheveux frisés à l’aide de « bigoudis » Le couple se couche, souvent, tôt n’ayant pas grand-chose à se dire.

Au sujet de ses bigoudis, Simenon nous précise que Véronique place « une serviette nouée autour de la tête pour cacher les bigoudis ».

Auguste, le mort !

Jeune, il possédait de « grosses moustaches d’un noir bleuté » « qu’il maintenait la nuit par un appareil transparent ». C’est le souvenir que garde Antoine de son père jeune. Un homme athlétique !

Et des actes d’hygiène

On voit ainsi Antoine se laver les dents, « en pyjama, dans la salle de bains ». On le voit se doucher, se raser.

La mort d’Auguste, en bref

Comment trois frères qui ont été élevés ensemble peuvent bien en venir à autant d’indifférence, voire de haine ? C’est la question posée dans ce roman par Georges Simenon. Pas de réponses cosmétiques, puisque ceux-ci sont réduits à la portion congrue !

Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.

Bibliographie

1 Simenon G., La mort d’Auguste, Le monde de Simenon, Le Monde Ed., 2025, 206 pages