Une histoire cosmétiquement incompréhensible !
Cette aventure du Saint (Simon Templar) se passe à Santa Cruz de Ténériffe ;1 elle est quasiment incompréhensible, tant l’auteur brasse les informations en tous sens, comme si nous étions dans un panier à salade !
Evidemment, Simon tombe amoureux, dès les premières pages, d’une frêle jeune fille – Christine –une blonde, aux « reflets cuivrés ». Elle est malheureusement séquestrée, avec son père, par des bandits. On précisera, en passant, que le père de la demoiselle, Joris Vanlinden a aidé Reuben Graner a voler des diamants de prix chez le joaillier Trochman.
Une jeune fille, qui a gagné 15 millions de pesetas à la loterie, mais s’est fait voler le billet par la bande à Reuben.
Des comprimés roses pour dormir !
Simon se fait ici médecin, lorsqu’il ordonne à Christine de prendre « des comprimés roses » pour « dormir ».
Une poudre blanche pour se réveiller !
Simon a drogué Christine, afin de la faire taire… en effet, par son bavardage, elle pourrait mettre à mal toute sa stratégie. Afin de la réveiller dans les meilleures conditions, il lui fait boire un verre d’eau dans laquelle il a dilué un peu de « poudre blanche ». C’est de cette poudre dont il se sert pour traiter son ami Hoppy, lorsque celui-ci tient une solide gueule de bois. « Je garde cela pour Hoppy, dit-il, lorsqu’il a mal aux cheveux ; mais ce sera excellent pour vous. »
Un mouchoir parfumé pour séduire
Reuben Graner se déplace dans un halo de parfum. Il utilise un mouchoir parfumé pour s’éventer. Un mouchoir, qui libère « une bouffée de parfum » très forte. Un mouchoir qu’il tire souvent de sa poche et qu’il aime à respirer.
Une teinture capillaire pour tenter de se magnifier
Une femme de la bande se nomme Maria ; elle est « maladroitement maquillée » et « ses cheveux teints en roux étaient bruns près des racines ».
Un rasoir… pour se raser
Il n’est pas très regardant ce cher Simon, qui, capturé par la bande à Graner, utilise le « rasoir mécanique » de l’un de ses ravisseurs.
Une indéfrisable pour menacer
Simon doit, dans cet opus, faire d’un garçon d’hôtel son fidèle soutien. Il obtient ceci avec de bons pourboires et quelques menaces : « Si le garçon que nous avons rencontré dit un seul mot, je vous rase votre indéfrisable. Compris ? »
Le Saint à Ténériffe, en bref
Un opus décevant, qui se lit avec un cachet d’aspirine à la main, tant l’intrigue en est peu claire !
Bibliographie
1 Charteris L., Le Saint à Ténériffe, collection 10/18, Christian Bourgeois éditeur, 1989, 190 pages

