Une héroïne sans fard, le Saint bat la campagne !

Le Saint au far-west comporte deux nouvelles.1 La première d’entre elles est intitulée logiquement Le Saint au far west ! Simon Templar (le Saint) s’y trouve aux prises d’une bande de nazis, qui comptent bien s’approprier le terrain d’un brave fermier, afin d’en extraire tout le minerai contenu dans son sous-sol. Oui, mais voilà, notre héros a des informateurs qui n’ont pas manqué d’appeler l’aventurier au secours. Et comme d’habitude, notre héros fait merveille ! Avec classe et élégance, il monte à cheval, tue d’un coup de pistolet des serpents à sonnettes, sonne les cloches des affreux méchants et vole des baisers aux fraiches jeunes filles !

Un héros bronzé, aux yeux bleus, à l’ancienne, à qui rien ni personne ne résiste !

Un héros bronzé

Il est bronzé, comme chacun le sait, ce Simon Templar, bien connu pour son surnom du Saint. Un « visage basané » et une « main brune » témoignent de son appétit de Soleil.

Et puis, il a aussi un signe distinctif : des yeux bleus que l’on n’est pas prêt d’oublier… des « prunelles bleues, bleues comme un lac de montagne dont la surface est immobile. »

Une héroïne au teint rosé

L’héroïne de cet opus est une jeune fille aux « cheveux bruns » et au « visage rosé et sans fard » ! Jeanne Morland est la fille de Don Morland, un homme qui vient d’hériter de son frère un ranch dont le sous-sol regorge d’une matière de premier intérêt ! Du « cinabre », un « minerai de mercure » très utile pour fabriquer « les détonateurs des bombes et des obus », indispensables pour reprendre les hostilités d’une guerre que certains ne se résignent pas à avoir perdue.

Au fil du temps et sous l’action du Soleil qui cogne dur dans ce désert d’Arizona, la peau de Jeanne prend une jolie teinte « dorée » !

L’amoureux de l’héroïne à la peau rosée

L’intendant du ranch se nomme Reefe. Il s’agit d’un trentenaire, au « visage basané » (expression utilisée deux fois), habitué à vivre sous le soleil dans un « désert surchauffé », ce qui a gravé au niveau de sa peau des « rides profondes », peu esthétiques. Il séduira tout de même Jeanne, qui ne sait plus trop à quel saint se vouer…

Les méchants, au teint clair, très clair même !

Des Allemands (le Dr Ludwig Julius, Nagel, Eberhardt et Neuman du groupe du Bund), des nazis, qui n’ont qu’une idée en tête poursuivre l’œuvre de leur idole… Hitler ! Et qui, pour ce faire, doivent trouver de toute urgence des matériaux pour mettre au point des armes de guerre.

Le Saint au far-west, en bref

Parue en 1947, cette courte nouvelle est toute imprégnée des évènements mondiaux qui viennent de se dérouler. Le Saint donne une bonne leçon à des nazis non repentis, bien décidés à remettre le IIIe Reich au goût du jour ! C’est sans compter sur notre héros au teint bronzé !

Bibliographie

1 Charteris L., Le Saint au far-west, Librairie Arthème Fayard, 1947, 224 pages