Un parfum de renaissance !

Le temps d’un week-end, film sorti sur les écrans en 1992, met en présence, le temps d’un week-end prolongé, un lieutenant-colonel Frank Slade, (soit Al Pacino), devenu aveugle à la suite d’un jeu stupide (jongler avec des grenades n’est guère prudent !) et un jeune étudiant pauvre, Charles Simms, qui doit réaliser des petits boulots pour pouvoir se payer le voyage de retour à la maison pour Noël. L’un est désabusé, désespéré, prêt à en finir ; l’autre est encore plein d’espérance en l’humanité, même s’il se trouve confronté à un grave problème moral ; il a, en effet, assisté à la préparation d’un acte de malveillance à l’égard du directeur. Il lui est donc posé un ultimatum… soit il balance les responsables et il part avec une lettre de recommandation pour la prestigieuse université d’Harvard, soit il se tait et, dans ce cas, il fait ses valises et c’est tout !

Engagé pour seconder Frank Slade durant le week-end de Thanksgiving… Charles se retrouve embarqué de force par celui-ci dans un avion en partance pour New-York. Frank s’est concocté un séjour de rêve qui doit se terminer une balle dans la tempe !

Toutefois, avant d’en arriver là, Frank se laisse conduire par son sens olfactif et détecte toute présence féminine ! Dans l’avion, dans la rue, au restaurant… chaque parfum rencontré agit sur lui comme une petite renaissance !

Le parfum d’une inconnue

Frank identifie immédiatement le parfum Mitsouko de Guerlain.1

Le parfum de la danseuse de tango

Au restaurant, Frank et Charles sont installés près de la table d’une jeune fille, qui attend visiblement quelqu’un… Frank repère tout de suite la jeune fille ou, plus exactement, son parfum de propre. La peau de la jeune fille distille une douce odeur de savonnette. Un parfum auquel le vieux séducteur ne peut résister… D’où un rapprochement physique. Et une invitation à danser le tango. Un tango magistral, exécuté par un homme aveugle et par une partenaire n’ayant, soi-disant, jamais pris de cours de tango.

Le parfum de la professeure de sciences politiques du collège de Baird

On l’aura compris, à New-York, Charles a tout mis en œuvre pour distraire Frank et l’empêcher de se suicider (scène mémorable au cours de laquelle Frank conduit une Ferrari à pleine vitesse !). En retour, Frank apporte son aide à Charles, traîné devant un conseil de discipline. Le discours éloquent de Frank émeut tous les membres du conseil, qui, loin de condamner Charles pour son silence (il se refuse à donner le nom de ses camarades), l’en félicite.

Encore une occasion pour Frank d’être ébloui par le parfum d’une femme… Fleur de rocaille de Caron, portée par une professeure de science politique. Petite idylle à l’horizon !

Le temps d’un week-end, en bref

Un film sorti en 1992, qui faisait écho au film de 1974 Parfum de femme, lui-même tiré du roman éponyme. Parfum de femme… oui, il s’agit bien de cela, dans ce film, où un aveugle au bord du suicide, retrouve goût à la vie du fait d’un sens olfactif surdéveloppé. Si Frank ne peut plus voir… il peut encore sentir et ressentir. C’est la leçon donnée et reçue !

Bibliographie

1 https://www.regard-sur-les-cosmetiques.fr/nos-regards/mitsouko-une-heroine-un-parfum-un-groupe-ou-dans-un-autre-ordre-c-est-comme-vous-voudrez-1018/