Un parfum assassin, celui de la dame à la lettre bleue

 

M. Asseblanche a fait trois sottises dans sa vie, comme le titre l’indique.1 La première : assister à un crime sans broncher. La deuxième : ramasser l’arme du crime et la planquer dans son frigo. La troisième : se sentir tout-puissant, en constatant que la police ne met pas la main sur le criminel et passer à l’acte en tuant le mari de sa maîtresse !

Un parfum capiteux !

Six mois après le meurtre resté impuni, M. Asseblanche reçoit au courrier une « lettre longue et bleue », qui dégage un « capiteux parfum ». Une lettre, qui ne déclenche pas visiblement l’effet escompté. La femme, qui vient de lui envoyer cette missive, rompt avec lui, arguant d’un mari jaloux. La « missive odorante », qui promettait tant de bonheur, se transforme, en un instant, en un courrier annonciateur de jours sombres.

Un doux parfum

Rendez-vous est pris sur un pont désert, avec le désobligeant mari. Un coup de matraque sur la tête et voilà l’importun passé par-dessus bord. Le « doux parfum » de la femme à la lettre bleue a fait son œuvre.

Les trois sottises de M. Asseblanche, en bref

Il est des parfums qui réveillent les plus bas instincts. C’est le cas de celui de la dame à la lettre bleue. Un parfum qui rend fou, qui transforme un honnête homme en un assassin patenté !

Bibliographie

1 Souvelier Ch.-L., Les trois sottises de M. Asseblanche in Ellery Queen – Mystère magazine, n°63, 1953, 127 pages