Un drôle de fond de teint, Kolossal !

L’hebdomadaire Fillette du 2 juin 1918 sent bon la Victoire. Après quatre terribles années de guerre, les petites filles qui ont un « poilu » dans leur famille lisent, avec ravissement, l’histoire pas banale survenue dans le camp ennemi, celui des Allemands.

L’Allemand Kokinus (le Professeur) avait mis au point une préparation de son cru, destinée à être badigeonnée sur la peau des soldats et sur celles de leurs chevaux, afin de leur assurer une totale invisibilité. Le fond de teint magique permettait, en effet, de se fondre dans l’environnement, en adoptant la couleur du support. Sauf… que le préparateur belge du Professeur Kokinus réussit, un jour, à modifier la formule en y incorporant « je ne sais quel produit » !

Le résultat fut détonant… La peau des soldats se colora en un superbe « rouge vif, éclatant, indélébile » et la cape d’invisibilité de l’ennemi tomba subitement !

Les Français purent alors tirer sur l’ennemi les « yeux fermés » !