Un drôle de démaquillant… C’est Leslie Charteris qui en invente la formule !
Il y a d’abord une belle lutte contre trois solides gaillards .1 Puis la rencontre avec l’archiduc Rodolphe, qui lutte avec Simon Templar pour mettre la main sur les « joyaux de la couronne du Monténégro », dont le célèbre « diamant bleu d’Ullsteinbach ».
Une aventure à trois… et même à 4 avec un éditeur, une fiancée et une journaliste !
Un doux parfum d’aventure
L’aventure constitue, pour Simon, « comme un rayon de soleil » !
Un petit bain à Innsbruck
C’est en Autriche que débute cette aventure. Patricia et Simon Templar y retrouvent Monty Hayward, l’éditeur des aventures du Saint. Lors d’une balade à la brune, nos trois amis se trouvent confrontés à un passage à tabac. Sur le pont qui enjambe l’Inn, trois hommes en maltraitent un quatrième. Ces trois hommes vont être balancés dans la flotte.
« Le samedi soir, il est bon de prendre un bain, mon vieux », dit Simon au premier de ces messieurs. Un « bain froid » (le terme bain est répété à 4 reprises), histoire de retrouver des idées claires.
Et puis, suit une cavale avec une étape à Cologne… « Oui, là où l’on fabrique la fameuse eau. », puis à Münster.
Un jet d’ammoniaque dans les yeux
Dans cet opus, le Saint a fort à faire. L’archiduc est un ennemi plein de ruse, qui n’hésite pas à proposer un cigare truqué à son ennemi. Un jet d’ammoniaque dans les yeux… voilà ce qui attend un Simon Templar, un peu trop naïf ! Stoppé dans son élan pour un peu de temps !
Un drôle de maquillage plutôt salissant
Lors d’une terrible course poursuite, Simon se déguise en camionneur. Pour faire plus vrai que nature, il se maquille les « joues, le cou et le front » en les enduisant d’un mélange de « graisse et de crasse noire ». Il pratique ensuite le même genre de maquillage sur la peau de son acolyte, Monty.
Il ne lui restera plus, ultérieurement, qu’à se savonner consciencieusement, afin de retrouver son teint frais !
Un éditeur moustachu
Monty Hayward est l’ami et l’éditeur du Saint. Il a une « moustache en brosse à dents », typique de l’époque ! Ouvrage publié en 1932 !
Il se retrouve entraîné dans une aventure pleine de rebondissement,s qui le change de son train-train habituel. Une course échevelée, avec quelques arrêts dans des hôtels de luxe pour se requinquer. « Rasé, habillé, il se sentit mieux et descendit au restaurant où il commanda des œufs au bacon. »
Et l’obligation, parfois, de changer totalement d’aspect afin de ne pas être arrêté par la police. Monty se résigne ainsi à sacrifier sa chère moustache, afin de se rendre « méconnaissable ». Et Simon se moque de lui : « Qu’est-ce que tu as fait de la brosse à dents que tu portais sur la lèvre supérieure ? » « Je l’ai rasée à la prière de Patricia répondit dignement Monty. Il paraît que ça chatouille. »
Une compagne sexy
Patricia aux « cheveux d’or » participe à l’aventure. La fiancée de Simon a elle aussi besoin de changer de look pour se fondre dans la masse et échapper à ses ennemis. Pour cela, elle a « noirci ses sourcils et modifié le maquillage de ses lèvres ». Deux gestes anodins… qui changent tout !
Lors de cette aventure, Patricia va être obligée de se déguiser en campeuse allemande. Elle abandonne pour cela ses vêtements chics et élimine toute trace de maquillage afin de laisser sa peau au naturel. « Elle avait essuyé complètement rouge et poudre de riz, et son nez luisait. »
L’archiduc Rodolphe
Il est « jeune, élégant, en smoking ».
Et une comparaison audacieuse
Simon a mis la main sur les joyaux. Il s’empresse de les dessertir… « Mais le Saint ne se troublait point : il était comme un chirurgien qui demeure insensible à la beauté d’une femme qu’il opère. » Simon, par sécurité, se sépare des montures qui constituent, pourtant, à elles seules, de véritables œuvres d’art.
Et des indices parfumés
Il est question ici de « lettres parfumées » !
Et un faux évêque
Celui-ci est un bandit qui s’est déguisé en ecclésiastique et s’est maquillé le visage. Toutefois, sous l’effet, du stress, des « gouttelettes de transpiration » se mettent à diluer son « maquillage rosé ».
Et une jeune journaliste
Nina Walden est reporter à l’Evening Gazette ; elle est rencontrée dans un train et elle finira l’aventure aux côtés de Simon. Avec Patricia, Nina se déguise en campeuse allemande.
Simon ne résiste pas à la tentation de l’embrasser sur les lèvres, ce qui déclenche une vive réaction… « En voilà des manières » ! Simon se trouve dans l’obligation de justifier cet acte injustifiable : « C’était pour ôter le rouge qui restait sur vos lèvres, dit-il. Les jeunes touristes allemandes ne mettent pas de rouge. »
Le Saint et l’archiduc, en bref
Et dire que le diamant bleu était en toc… c’était bien la peine de se mettre dans tous ces états !
Bibliographie
1 Charteris L., Le Saint et l’archiduc, Lefrancq littérature, 1997, 155 pages

