Un coup de houppette, c’est Melville qui maquille !
Le dernier long métrage de Jean-Pierre Melville, Un flic,1 repose, de tout son poids, sur les coups d’œil appuyés d’un certain Alain Delon !
Les tenancières de bar (Catherine Deneuve en majesté) se glissent dans les cliniques, déguisées en infirmières, afin de donner le coup de grâce au gangster qui s’est reçu une balle perdue et risque de trop parler !
Des gangsters aguerris y passent à table, livrant les noms de leurs complices avec une incroyable facilité.
Des petits trains pour jouer sont filmés par un Melville, qui semble être retourné en enfance ! Difficile de croire en ce petit train, grognait Alain Delon.2 On est bien d’accord avec lui !
La seule chose crédible dans ce film, c’est le geste effectué par le travesti Gaby, avant un rendez-vous avec le boss… Alain Delon.
Le maquillage est parfait. Ongles vernis, yeux faits, teint impeccable. Un dernier regard dans la glace du rétroviseur et un coup de houppette sur le bout du nez pour éviter de briller !
On est en 1972, le poudrier est encore l’article incontournable retrouvé dans tous les sacs à main.
Bibliographie
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_flic_(film,_1972)

