Tootsie, un combat permanent contre le poil !
Dans le film Tootsie de Sydney Pollack, sorti sur les écrans en 1982, on suit, de près, la transformation de l’acteur Michael Dorsey (Dustin Hoffman) en Dorothy Michaels.
Michael est au chômage ; il ne trouve plus de rôles depuis des années, mais rêve, tout de même, de monter la pièce de théâtre qui lui tient à cœur.
Une solution va s’offrir à lui… se transformer en femme, grâce à tout un attirail cosmétique, afin de décrocher le poste de directrice d’hôpital dans un soap opera qui cartonne, Hôpital Southwest. Gagner ainsi beaucoup d’argent pour pouvoir, ensuite, faire ce qui lui plaît !
C’est donc sous les traits de Dorothy (Tootsie, pour les intimes) que Michael réussit, enfin, à trouver la gloire.
Mais pour arriver à ce brillant résultat quelques travaux cosmétiques s’imposent.
1er constat, les cosmétiques coûtent un bras
Michael se rend compte que les cosmétiques ne sont pas donnés. Il faut selon ses dires « soit manger soit se maquiller » !
2e constat, les cosmétiques ne sont pas tous sûrs
C’est du moins grâce à cet argument que Michael arrive à contourner habilement les séances de maquillage sur le plateau de télévision. Sa peau sensible, « allergique », ne supporte que des cosmétiques faits sur mesure. C’est donc la raison pour laquelle Dorothy se maquille chez elle !
Et devant la couche de fond de teint qui recouvre l’épiderme mâle de Michael, sa collègue Julie Nichols (Jessica Lange) ne peut que tenter de la (le) raisonner : cette couche épaisse va finir par lui abîmer la peau, c’est sûr !
3e constat, la poudre pour le teint, c’est un bon cache-moustache
Vers le soir, la lèvre de Michael se couvre de poils piquants. Julie, pleine de compassion, conseille à Dorothy de poudrer cette moustache piquante. Effectivement, Michael obtempère, passant soigneusement la houppette entre le nez et la lèvre !
Tootsie, en bref
Etre femme en 1982, voilà l’expérience menée par un acteur, prêt à tout pour trouver un emploi. L’occasion pour Sydney Pollack de démontrer la fragilité de la condition féminine et le rôle susceptible d’être joué par les cosmétiques, afin de se sentir séduisante.
Par parenthèse, on notera que la séance de dépilation en baignoire, pratiquée par Dustin Hoffman, n’est pas vraiment utile, car Dorothy ne montre jamais ses jambes. Où comment pousser le professionnalisme à fond… avec une petite imprécision. Le produit (ici de la mousse à raser très certainement) est éliminé à la main par l’acteur. Un retrait à la spatule serait plus crédible !

