Théophile Gautier, thanatopracteur à ses heures !

Dans le recueil Emaux et camées (1852-1872),1 Théophile Gautier nous fait faire la connaissance d’une charmante jeune fille qui laisse à ses parents un testament clair et net.

Une « coquetterie posthume » lui fait demander des soins de thanatopraxie à type de maquillage.2 Une fois la toilette et les soins d’embaumement réalisés, la jeune personne souhaite que l’on dispose un « peu de rouge à la pommette » et un « peu de noir au bord de l’œil ».

Du blush pour conserver éternellement un teint de rose, du « khôl » pour souligner son « œil bleu ».

Une simple robe de mousseline… et le tour sera joué !

Et en ce qui concerne le choix des cosmétiques, on ne se prendra pas la tête, la présence de générateurs de formol en tant que conservateurs antimicrobiens ne sera pas rédhibitoire… bien au contraire !

Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.

Bibliographie

1 Gautier T., Emaux et Camées, nrf Gallimard, 1981, 277 pages

2 Varlet V, Bouvet A, Cadas H, Hornung JP, Grabherr S. Toward safer thanatopraxy cares: formaldehyde-releasers use. J Anat. 2019 Nov;235(5):863-872