Routine-hygiène, routine-beauté, on ne craint pas la routine chez Hergé !

Ça chauffe au Khemed… L’émir Ben Kalish Ezab envoie donc son fils, ce petit trésor d’Abdallah, à Moulinsart ! De quoi chasser Tintin et le capitaine de ce havre de paix ! C’est décidé, les deux amis prennent la fuite et décident de se rendre auprès de l’émir, afin de tenter de mettre fin à la guerre.1

Durant cette aventure, Hergé nous glisse quelque confidences cosmétiques !

Toujours bon à prendre !

Un service parfumé !

Dans un courrier adressé au capitaine Haddock, l’émir confie son bien le plus précieux à son lointain ami. C’est une belle « action parfumée » qui lui est demandée ! Elle sera faite ! Abdallah sera comme chez lui au château !

La routine-hygiène du capitaine !

Pour le capitaine, une bonne matinée commence par un bon bain, pris en chantant ! Gare au téléphone qui sonne à ce moment-là… Le capitaine, furieux, tarde à répondre ! « Est-ce que je téléphone aux gens qui sont dans leur bain, moi ?! »

La routine-patience du capitaine !

Non, cette routine n’existe pas, car le capitaine ne possède pas une once de patience. Alors, imaginons-le en butte aux farces incessantes de ce petit chenapan d’Abdallah. Un sobriquet lui est attribué : « ce choléra » ! C’est dire si le capitaine est excédé !

La routine-beauté de Tintin !

Sur un radeau de fortune (le navire sur lequel il était a pris feu, suite à des tirs dirigés contre lui depuis une escadrille d’avions), Tintin décide de se signaler à un yacht aperçu au loin. Pour ce faire il demande à ses collègues, un miroir. Oui, Piotr Szut en a un. Et même un peigne !

Non, Tintin n’est pas pris de folie. Il ne souhaite pas se faire beau. Il veut juste concentrer les rayons du Soleil, afin d’attirer l’attention des passagers du yacht ! Et ça marche !

Sauf qu’à bord, se trouve Rastapopoulos, déguisé en marquis Di Gorgonzola, celui-là même qui veut leur perte !

Et un jeu de mot cosmétique

Le brave Séraphin Lampion est un fan de jeux de mots. Lorsqu’il retrouve le capitaine, il l’aborde ainsi : « Salut, vieux frère ! Comment vas-tu… yau de pipe ? Moi ça vaporisateur ! »

Coke en stock, en bref

Mine de rien et en moins de deux, Tintin et le capitaine ont rétabli l’ordre au Khemed, stopper un trafic d’avions et mis fin à un scandaleux réseau de traite humaine. Bravo à eux !

Bibliographie

1 Hergé, Coke en stock, Casterman, 1967, 62 pages