Quand un poudrier devient une cachette de 1er choix !
Ce premier roman de Guillaume Musso, paru en 2001 fait rentrer le lecteur dans une xème dimension… Il y va fort le Guillaume avec un tableau de la Joconde qui est volé, découpé en morceaux et envoyé à 4 destinataires qui, sans le savoir, sont tous reliés par un fil blanc ! Ils ont connu la même personne, mais ne le savent pas ! Chacun a reçu en plus de son morceau de Joconde… une carte avec une énigme à résoudre. Avec en parallèle, un milliardaire, William Steiner, le PDG de la société informatique MicroGlobal… Une aventure qui va faire plonger ces 4 individus dans un univers plein de mystère et de danger. Ils sortiront bouleversés de cette parenthèse, c’est plus que certain !
Magnus Germereck, le gène de la recherche
Un généticien américain d’âge mûr, à la « barbe argentée », chercheur académique et chercheur impliqué dans des recherches privées pour la société Cell Research Therapeutics ». On sent les manipulations génétiques douteuses !
Barbara Weber, le gène de l’appât du gain
Une femme d’affaires pressée, médicamentée (elle est sous Surexyt), droguée, stressée ! Un corps de mannequin et un visage sublime. On sent la femme qui ne recule devant rien pour de l’argent !
Vittorio Carosa, le gène de la foi
Un jeune prêtre qui s’habille en Calvin Klein et Ralph Lauren ou en soutane et tombe dans cette affaire comme un cheveu dans la soupe !
Théo MacCoyle, le gène du désespoir
Un jeune avocat franco-américain, qui vit en Bretagne et a arrêté toute activité professionnelle, suite à une rupture amoureuse. Un retraité de 38 ans en somme !
Et un poudrier
C’est dans son poudrier en argent que Barbara a caché la carte, sur laquelle est notée l’énigme la concernant.
Et un masque à l’argile
Le matin, Barbara enduit sa peau « d’une espèce de pâte verdâtre » (dixit Théo), qui n’est finalement qu’un très classique « masque à l’argile », destiné à « entretenir » sa peau.
Et un parfum capillaire à la lavande
Pour parfumer sa chevelure (eh oui Théo aime cela !), Barbara utilise une préparation à base de lavande.
Et une douche voire des douches
Lorsque ces 4 protagonistes se retrouvent, ils vivent une petite vie communautaire, ponctuée de douches (trois pour Théo, une « douche fraîche », puis deux autres, qui se font « rapidement »).
Dans cette vie communautaire, on rit, on boit, on mange, on réfléchit… on prend parfois une « douche froide », quand la théorie que l’on vient d’échafauder s’écroule brutalement !
Et du maquillage artistique
Autour de nos 4 amis, rôde un psychopathe nommé Maumy, qui change d’aspect à volonté, non par le biais de « la chirurgie esthétique », mais en ayant développé, au plus haut point, « l’art du grimage » !
Et Helena Rubinstein
Cette célèbre icône de l’industrie cosmétique apparait page 224, au même titre que Sainte Hélène et Hélène de Troie, lors d’un brainstorming, destiné à faire remonter toutes les Hélène possibles et imaginables, afin de résoudre une énigme.
Et une pommade antiseptique
Il y a un peu de castagne dans cet ouvrage et une arcade sourcilière ouverte sur laquelle Barbara dépose une « pommade antiseptique ».
Skidamarink, en bref
C’est touffu, faut suivre… Beaucoup de suspense, peu de cosmétiques. Une douche un peu froide en constatant que seul Théo a l’air de se laver dans cet ouvrage et que Barbara ne nous explique pas de fond en comble sa routine beauté !
Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.
Bibliographie
1 Musso G., Skidamarink, Le livre de poche, 2022, 572 pages

