Quand Simon se laisse envoûter par un parfum féminin !

Dans l’opus intitulé Quand le Saint s’en mêle, Simon Templar est confronté à trois aventures successives.1 Il y est accompagné – ou non – par Patricia Holm, sa fiancée officielle. Il y rencontre une certaine Rita, qui manque lui faire tourner la tête. Mais, rassurons-nous, le Saint reste droit dans ses bottes et continue sa mission de bon ange gardien avec efficacité !

Patricia, blonde comme les blés mûrs

Patricia possède des cheveux « d’or », des cheveux de « la couleur chaude du blé mûri au soleil ».

Patricia, poudrée comme une marquise d’antan

Lorsque Simon souhaite mettre Patricia à l’abri du danger, il lui demande, à sa façon, d’aller voir ailleurs s’il y est. Cela donne une expression du type : « Va poudrer ton joli petit nez, Pat, et n’oublie pas de changer de chaussures. »

Simon, propre comme un sou neuf

Il a pris une « douche » dans ce roman, ce cher Simon. Et pendant qu’il prenait sa douche, son acolyte, Hoppy Uniatz, a décroché le téléphone qui sonnait. Le professeur Eustache Lawrence, un chimiste, directeur d’une usine de farines lactées destinées à la nourriture des bébés, appelle Simon au secours ; Il est, en proie, chaque soir, à la même heure, à des douleurs terribles au niveau du crâne. Son chat et son chien semblent également ressentir des sensations aussi désagréables. Après une courte enquête, Simon comprend très vite que Lyman, le frère d’Eustache, n’est pas très net… Il a, en effet, bidouillé un thérémine, afin de produire des ultra-sons, permettant de stériliser les farines lactées (dans un premier temps) et/ou de servir d’arme de guerre (et son frère lui sert ici de cobaye), dans un second temps. Evidemment, Lyman sera mis hors d’état de nuire et Eustache pourra désormais lire, à nouveau, son journal du soir, en toute tranquillité.

Simon, bronzé à souhait

Son teint « hâlé » nous est signalé. « Son masque hâlé » aussi !

Simon, séduit à merveille

A San Francisco, Simon rencontre une petite fille charmante, qui vient de trouver une très jolie poupée dans une poubelle. Malheureusement, celle-ci n’est pas solide. En la faisant tomber, la poupée décapitée libère une émeraude de grand prix ! De quoi intéresser notre gentleman-cambrioleur !

Celle qui est à l’origine du vol de cette émeraude (oui, il s’agit bien d’une émeraude volée) est une « femme, grande, brune et jolie » ! Rita Stewart (c’est son nom) séduit Simon à l’aide d’un parfum de marque « Mariachi » (« C’est du Mariachi. ») Un « parfum, un peu fort, mais agréable », qui remplit l’espace dans lequel pénètre la jeune femme, « habillée de façon exquise ».

Simon considère que ce parfum mériterait d’être « interdit », tant il chamboule les esprits. « On devrait l’interdire, déclara sérieusement le Saint. Quand je l’aurai respiré encore un peu, je serai prêt à croire n’importe quelle histoire, avant même que vous ayez commencé à me la raconter. »

Malgré l’attraction que cette femme fatale exerce sur lui, Simon restera inflexible. La voleuse doit aller en prison… « Rita, murmura-t-il, que Dieu veille sur l’homme chargé de vous garder en prison, surtout si vous continuez à vous servir de ce parfum ! »

Parfumée ou non… Rita finira par payer sa malhonnêteté… Simon va s’y employer !

Quand le Saint s’en mêle, en bref

Peu de cosmétiques dans cet opus. Mais tout de même un parfum entêtant… qui, à lui seul, vaut le déplacement !

Bibliographie

1 Charteris L., Quand le Saint s’en mêle, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1950, 220 pages