Quand Leslie Charteris fait parler la poudre !
Simon Templar en villégiature à Saint Malo,1 à bord de son yacht… voilà le décor planté pour une aventure qui va nous entraîner, des côtes françaises aux côtés anglaises, à la poursuite de pilleurs d’épaves. Evidemment, les pilleurs seront punis… et Simon prendra sa part du trésor.
Une aventure qui fait parler la poudre sous toutes ses formes.
Une côte d’Emeraude ensoleillée
Simon joue des poings dans cet opus. Il met knock-out un importun… et lorsque la police vient mettre son nez dans ses affaires, il explique que le malaise de son ennemi est dû au « violent » soleil de la côte d’Emeraude.
Un vilain bandit basané qui joue avec les nerfs !
Kurt Vogel, le chef de bande a un « visage basané » et un « nez d’aigle ». Il écume les mers à bord du « Falkenberg » ! Et prend un soin extrême de ses ongles, qu’il fait briller par « polissage ».
Une jolie détective qui joue avec la poudre !
Lorette Page arrive à la nage et aborde le yacht de Simon ; elle a des cheveux châtains, un « corps souple et musclé, bruni par les rayons du soleil » et des yeux « gris » !
Lorette est détective pour l’agence de Martin Ingerbeck.
Même lorsqu’elle est en maillot de bain, elle ne se sépare pas de son révolver, protégé dans une « poche en caoutchouc ». Lorsqu’elle croise Simon, elle ironise : « C’est un sac, répondit-elle ; pour la poudre, le rouge et les cigarettes. » Simon s’étonne : « une drôle de boîte à poudre »… puisque la poudre en question n’est pas de celle que l’on se met sur les joues !
Lorette va infiltrer la bande de Kurt Vogel. Elle y est surveillée de près. Alors qu’elle regarde une carte confidentielle pleine d’annotations, elle hésite. Va-t-elle tout noter au « rouge à lèvres sur un mouchoir en papier » ? Va-t-elle tomber dans le piège tendu par Karl ? Non, pas du tout ! Elle respire profondément… ouvre son sac, en extrait une « boîte à poudre » et passe « à plusieurs reprises sur son visage la houppe de duvet de cygne. » Lorette a déjoué les plans de Kurt ! Pour autant, celui-ci semble toujours aussi méfiant. Lorette pâlit sous son maquillage. « Le sang se retira de son visage, qu’un nuage de poudre de riz et la patine bronzée acquise au soleil brûlant de la plage sauvèrent seuls d’une pâleur révélatrice. »
Un Simon au top !
Amoureux, une fois de plus. Simon compte bien piller le pillard et séduire la belle détective. A cette fin, il se « rase soigneusement » et prend une bonne « douche glacée ».
Et il prend soin de lui, le beau Simon, dans la charmante petite salle de bain de son yacht. Une salle de bain avec « appareil à douches » et « baignoire ».
Et du savon
Pour entrer dans son scaphandre (oui, Simon va plonger pour trouver des trésors aux fonds de la mer), Simon se fait frotter « les poignets de savon ».
La justice du Saint, en bref
Le Saint est amoureux… une nouvelle fois ! Il tombe sous le charme de Lorette, qui agite sa houppette de poudre de riz à tout vent !
Bibliographie
1 Charteris L., La justice du Saint, Librairie Arthème Fayard, 1956, 221 pages

