Quand l’arme du crime se cache dans une bouteille de peroxyde d’hydrogène !

Il semble bien inoffensif ce bon « Monsieur Verdoux », avec ses cheveux bien disciplinés, sa fine moustache et son bon sourire béat ; derrière le masque se cache, toutefois, un homme qui a tout perdu suite à la crise financière de 1929. Cet employé de banque s’est fait remercier après 30 ans (voire 35 ans, les deux valeurs nous sont données à des moments différents du film) de bons et loyaux services. Désormais, il se retrouve sans le sou et doit subvenir aux besoins de sa jeune femme infirme et de son petit garçon.

Afin de gagner de l’argent rapidement, le brave homme végétarien, qui aime le parfum des roses et les animaux (même les plus petits, telle cette chenille ramassée dans une allée de son jardin et mise à l’abri dans une plate-bande) se tourne vers… le crime. Pour cela, il repère de riches quinquagénaires isolées, les épousent… puis les tuent.

Le plus souvent Monsieur Verdoux brûle ses victimes. Jusqu’à ce qu’un pharmacien lui livre la formule d’un poison violent non détectable dans le sang ou les organes. L’individu, qui a bu de cette préparation, fait une crise cardiaque qui semble parfaitement « normale » aux autorités médicales.

Le poison est confectionné avec soin et placé dans un flacon vide ayant contenu auparavant du peroxyde d’hydrogène.

Alors qu’il s’apprête à tuer de cette manière l’une de ses femmes, la bonne s’approprie le flacon de poison qu’elle prend pour un décolorant pour cheveux. Elle l’utilise pour devenir blonde ! Le poison crée des dommages sur ses cheveux. Ceux-ci tombent par poignées, jusqu’à ce que son crâne devienne complètement lisse.

Dans ce film, Charlie Chaplin occupe le premier rôle, celui de l’assassin. C’est la société qui a transformé le brave homme désabusé et désespéré en criminel !

Et cet assassin n’est pas très malin d’utiliser un flacon de peroxyde d’hydrogène pour stocker du poison. Des confusions vont avoir lieu !