Poudre matifiante pour film brillant !

Il est brillant, ce film qui braque ses projecteurs vers un vieux clown alcoolique ayant perdu tout pouvoir sur son public.1

Il est brillant, ce scénario qui met en scène un vieux de la vieille (le clown Calvero), qui ne croit plus vraiment en la vie, mais y retrouve, pourtant, goût, pour les beaux yeux d’une jeune danseuse (Terry) qui a tenté de se suicider (par le poison et le gaz), suite à la paralysie de ses jambes.

Le vieux clown décide de se battre pour la jeune fille ! En commençant par la remettre sur pied, puis en la choyant et, enfin, en lui faisant comprendre que sa paralysie n’a rien de physique, mais tout de psychique.

Et le vieux clown rêve de poudre de riz !

Le vieux clown rêve d’un numéro à deux. Un numéro réunissant une fraîche danseuse toute couverte de poudre de riz (Calvero interroge « Est-ce du talc, de l’amidon ? Peut-être tout simplement du sucre ? ») et un vieux clown armé d’un plumeau.

Et le vieux clown use de poudre de riz !

A force de persévérance, le vieux clown oublié arrive à remonter sur scène. Il s’y prépare en se maquillant et en recouvrant sa peau de poudre de riz matifiante.

Limelight, en bref

Briller par son talent, briller par son visage tout empâté de cosmétiques à effet glowy (c’est la mode !) ; briller par sa bonté, sa gentillesse, briller par sa générosité, par son abnégation. Charlie Chaplin nous offre un festival de paillettes dans ce film noir et blanc qui constitue, dit-on, son testament. Limelight, Les feux de la rampe, en français nous montre à quel point il est plus facile de livrer le combat pour un autre que pour soi-même.1 Le tout dans un poudroiement de cosmétique matifiant !

Bibliographie

1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Feux_de_la_rampe