Non merci, franchement, le savon ne se mange pas !

C’est le message cosmétique glissé par Charlie Chaplin dans le film Les lumières de la ville, sorti sur les écrans en 1931.

Notre Charlot y campe un clochard au grand cœur, qui tombe sous le charme d’une marchande d’œillets aveugle et dans le besoin. Le pauvre homme, qui a déjà bien du mal à assurer son existence, va tout mettre en œuvre pour tirer cette jeune personne de la misère et pour lui offrir l’opération nécessaire pour recouvrer la vue.

La jeune fille, qui ne peut voir ni les traits ni le costume de son bienfaiteur, s’imagine qu’il s’agit d’un nanti !

Un peu de parfum pour sentir meilleur

Alors que Charlot s’apprête à passer la nuit sur un banc, un homme, visiblement éméché, tente de mettre fin à ses jours, à quelques pas de là. Charlot arrête le geste funeste et devient l’ami du riche bourgeois. Enfin… Ami ! Il faut le dire vite, car ce riche bourgeois possède une mémoire courte et sélective. Il ne se souvient de celui qui lui a sauvé la vie qu’en état d’ébriété.

Invité chez ce riche individu, Charlot use du pulvérisateur pour parfumer sa peau.

Un peu trop de savon pour se sentir lourd

Voilà notre Charlot qui cherche du travail, afin de pouvoir sauver de la misère sa jeune protégée ! Il devient balayeur public. A la pause, alors qu’il se lave les mains avec du savon, un collègue se compose un sandwich pain de mie-fromage. Le fromage possédant le même format et le même aspect que le savon… la confusion est aisée. La confusion est faite. Notre Charlot se lave les mains au fromage et le collègue mange du savon ! D’où le hoquet et les belles bulles qui en résultent !

Les lumières de la ville, en bref

Ne pas se laisser tromper par ses sens, ne pas se laisser abuser par la vue, le toucher… Un savon n’est pas un bout de fromage ! Et vice-versa ! Pour le reste, rassurons-nous. Le riche bourgeois offre 1000 dollars à son sauveur. Et la jeune fille, avec cette coquette somme, réussit enfin à se faire opérer ; elle arrive même à se payer une jolie boutique de fleuriste. Quant à Charlot, il découvre le bonheur de la jeune fille et tente de filer à l’anglaise. Il sera reconnu au toucher. Les mains d’un bienfaiteur… ça ne s’oublie pas ! Et ce qu’elles aient été lavées au savon… ou bien au fromage !