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Ministre éphémère pour éphémère institut de beauté !

> 03 juin 2018

Ministre éphémère pour éphémère institut de beauté ! Après la Première Guerre mondiale, alors qu’elle vit boulevard Suchet, à Paris, Colette reçoit la visite de l’éphémère ministre de la Défense, André Maginot (https://www.cairn.info/revue-geoeconomie-2014-3-page-57.htm).

A cette époque, Colette caresse le projet de se consacrer à son passe-temps favori, à savoir la fabrication de cosmétiques. Colette concocte déjà, à l’intention de ses amies, des gels à base de coings, des cold-creams battus énergiquement, des crèmes à base de concombre... Alors que Colette fait du DIY (pour Do it yourself) avant la lettre et vend ses préparations à ses connaissances, la duchesse Sforza s’est mise, elle aussi, de la partie, et a recréé une « apothicairerie ancienne ».

Si une duchesse se lance dans le commerce, pourquoi pas une romancière ?

André Maginot encourage Colette à franchir la ligne ! « L’important c’est d’essayer. L’agréable c’est d’échapper, par une activité, à une autre activité, de ne pas se laisser coincer... Il ne faut pas se laisser coincer... Il ne faut jamais se laisser coincer... » André Maginot, adepte de la fuite en avant, comprend les états d’âme de son amie et tente de la convaincre de s’engager dans le combat. Sa boutique de luxe, il faut la créer !

André Maginot propose, enfin, à Colette, un nom d’enseigne : « Je m’appelle Colette et je vends des parfums »... (En pays connu, 1949)

Vraiment, avec un tel parrain, la boutique de la rue de Miromesnil ne pouvait pas durer dans le temps...

Merci à Jean-Claude A. Coiffard pour nous proposer aujourd'hui de réunir André Maginot, qui fit construire la pitoyable ligne qui porte son nom et Colette qui devait tenir à la sienne (qui n'était pas pitoyable...)






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