Les limites des cosmétiques… c’est Fitzgerald qui les fixe !

Nicole et Nelson sont de charmants jeunes gens qui ne travaillent pas.1 Leur vie s’écoule d’un hôtel à un autre, d’un pays à un autre. Richissime, ce couple tue le temps comme il peut en côtoyant d’autres gens de la même espèce, à Naples, Biarritz ou Monte-Carlo. Pendant que Nicole flirte avec Oscar, Nelson couche avec Noëlle.

Flirter… passe ! Mais coucher… c’est autre chose !

Nicole, folle de rage, s’en prend physiquement à Noëlle. Et Nelson, quant à lui, frappe l’œil de son épouse de « sa main ouverte ».

Un œil au beurre noir !

A la suite de cet incident, les belligérants sont séparés. Mais l’œil de Nicole reste le témoin de ce dur affrontement.

Elle est condamnée à l’isolement… « Car Nicole arborait les prémices d’un œil au beurre noir caractérisé – un œil pour lequel, d’ici 11 heures du soir, tous les cosmétiques de la principauté ne pourraient plus rien. »

Un voyage à l’étranger, en bref

Ils sont bien à plaindre ces deux-là. Trop d’argent, trop d’alcool, trop d’amis… Mais pas assez d’amour, d’eau fraîche et de saine amitié. Dans cette nouvelle, Fitzgerald fixe les limites des cosmétiques… Pour masquer un œil au beurre de noir… pas possible. Pour trouver le bonheur… pas possible non plus.

Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.

Bibliographie

1 Fitzgerald F.S., Un voyage à l’étranger in Un diamant gros comme le Ritz et 26 autres nouvelles ; Eds France Loisirs, 2011, 772 pages