Les cosmétiques, c’est ce qu’on fait de pire selon Truman Capote !
C’est du moins ce que semble nous dire Truman Capote, dans un conte de Noël, publié en 1956.1 L’histoire d’une vieille femme, qui consacre toutes ses économies, chaque année, à l’achat des ingrédients nécessaires à la réalisation de cakes aux fruits, qu’elle distribue, ensuite, à de vagues connaissances, histoire de se convaincre qu’elle n’est pas seule et abandonnée.
Cette femme simple mène une vie rustique. Elle n’a « jamais été au cinéma », ni au restaurant. Elle ne « s’est jamais servie de cosmétiques » et « n’a jamais maudit personne ni souhaité du mal à quelqu’un. »
Dans la colonne de ses qualités par omission, il y a donc son austérité, son absence de consommation cosmétique.
Dans la colonne de ses qualités par action, on retiendra que la vieille dame s’est toujours employée à faire le bien autour d’elle et qu’elle secourt ses voisins grâce à toutes sortes de recettes, tant culinaires que médicamenteuses. Elle connaît, ainsi, « toutes les recettes curatives des Indiens d’autrefois, y compris un remède magique pour supprimer les verrues. »
Si ça ne s’appelle pas diaboliser les cosmétiques un conte pareil… on en veut !
Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration de ce jour de Noël 2024 !
Bibliographie
1 Capote T., Un souvenir de Noël in Petit déjeuner chez Tiffany, Folio, Gallimard, 2010, 188 pages

