Le sceptre d’Ottokar de Hergé, l’album où se laver les mains relève d’une tactique policière !

Tout commence avec une serviette oubliée sur un banc… celle du professeur Halambique,1 un sigillographe de renom. Tintin, plein de bienveillance envers lui, rapporte cette serviette à son propriétaire et se retrouve embarqué dans une terrible affaire visant à renverser de son trône le roi Muskar XII. Il arrivera, comme de coutume, à aider les personnes de bonne volonté et à faire punir les fauteurs de trouble.

Un petit tour dans un restaurant syldave, un acte d’hygiène !

Ayant pris en filature un individu louche, Tintin aboutit dans un restaurant syldave, le Klow. Là, il passe commande et décide de fouiller l’établissement. Pour ce faire, il se fait indiquer les toilettes, afin de s’y laver les mains. L’occasion pour Tintin d’écouter aux portes et de se rendre compte que le Professeur Halambique va se trouver au centre d’une véritable machination. Le lavage des mains relève donc ici non d’un acte d’hygiène, mais d’un subterfuge mis en place pour enquêter en profondeur.

Un petit tour en Syldavie, le royaume du pélican noir !

On apprend par le biais d’une brochure publicitaire que ce petit royaume fait le bonheur des personnes âgées. En effet, de « nombreuses sources thermales et sulfureuses jaillissent du sol, et principalement à Klow (affections cardiaques) et à Kragoniedin (rhumatismes). » Bref, de quoi vieillir en bonne santé et en pleine forme !

Et le premier contact avec la célèbre cantatrice Castafiore !

Oui, dans cet album, on commence à avoir les oreilles farcies des vocalises de la célèbre cantatrice !

Le sceptre d’Ottokar, en bref

Dans cet opus paru en 1939, Tintin arrive à stopper la guerre entre Bordures et Syldaves, à maintenir un roi sur son trône et à faire coffrer les méchants. Il obtiendra, pour cette raison, une très haute distinction, en étant fait « chevalier de l’ordre du Pélican d’Or. »

Bibliographie

1 Hergé, Le sceptre d’Ottokar, Casterman, 1975, 61 pages