Le poudrage du visage, un geste classique au début du XXe siècle !

Arsène Lupin a désormais la cinquantaine (pour de vrai ! pas pour de faux, en faisant usage de produits de maquillage) ; il se fait appeler Raoul d’Averny et ne résiste pas à suivre un brave rentier, qui sort de la banque un portefeuille bien garni sous le bras.1 En filant ainsi M. Philippe Gaverel, Raoul aboutit à une charmante demeure (Les clématites), au Vésinet. Afin de pouvoir être plus près du trésor, il achète illico la maison d’en face (Clair-logis) et s’y installe tout de go, afin de veiller sur le magot ! Outre un magot, la maison abrite deux trésors, de charmantes sœurs, la blonde Elisabeth, fiancée à un beau jeune homme (Jérôme Helmas) et la brune Rolande, qui n’est visiblement pas insensible au charme de l’architecte embauché par Raoul (Félicien Charles) pour remettre en état sa demeure.

Juste un peu de poudre et de blush

Avant de partir se promener sur la rivière, Elisabeth ne déroge pas à sa routine-beauté quotidienne. « Elle s’apprêta, se poudra, anima son visage d’un peu de rouge » et orna son cou d’un beau collier de perles de prix, souvenir de sa mère.

Ce geste de poudrage du visage sera l’un des derniers de la jeune femme, qui sera tuée quelques minutes plus tard. Et Elisabeth se fait voler son collier et tordre le cou…

La Cagliostro se venge, en bref

Bien compliquée, cette aventure, qui mêle le passé (Félicien est peut-être le fils d’Arsène Lupin) et le présent (un meurtre, un vol). Qui est derrière tout cela ? Pour le savoir, il n’y a plus qu’à lire cet opus !

Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.

Bibliographie

1 Leblanc M., La Cagliostro se venge, Le livre de Poche, 1973, 286 pages