Le contenu d’un sac à main en 1971, révélations !

Les six compagnons et les espions du ciel est un roman de Paul-Jacques Bonzon, paru en 1971.1 L’auteur nous y fait retrouver la sympathique bande de compagnons de la Croix-Rousse (Tidou, la Guille, Gnafron, Bistèque, le Tondu, Mady, sans oublier le chien Kafi). Ceux-ci s’apprêtent à entreprendre un grand voyage, afin d’aller retrouver une ancienne compagne d’école Youlna, retournée dans son pays d’origine, la Mogambie et plus précisément dans la ville de Origaya. Oui, sauf que tout ne va pas se passer comme prévu. Oui, sauf que l’avion pris par les compagnons se crashe en pleine nature… Une affaire de pirates de l’air, de documents secrets élucidée par la fine équipe une fois de plus !

Diougou et son fennec

Dans l’avion qui les mènent à Origaya, la bande des 6 fait la connaissance d’un petit garçon de 6 ans, dénommé Diougou. Un jeune garçon qui, dans la salle d’attente de l’aéroport, se fait offrir un joli fennec en peluche par une dame à la fois « élégante » et inconnue ! Un fennec qui s’avère être une cache d’armes pour des pirates de l’air bien décidés à détourner l’avion.

Mme Gallet et son poudrier

L’avion détourné se crashe en pleine nature, loin de toute habitation. Les 6 compagnons et Diougou s’en tirent indemnes, ce qui n’est pas le cas d’une certaine Mme Gallet, tombée dans un coma profond. Afin d’en savoir plus sur elle, une fouille de son sac à main s’impose… « […] le sac renfermait un porte-cartes protégeant un permis de conduire et la photo de deux enfants assis au bord d’une piscine. Enfin, l’inventaire se termina par les menus et habituels objets de toilette qu’on trouve dans tous les sacs à main de dame : poudrier, tube de rouge à lèvres, lime à ongles… » Pas de quoi, en somme, donner beaucoup de renseignements sur cette dame, qui a l’air de voyager fréquemment entre la France et la Mogambie.

Mme Gallet et sa valise

Dans la valise de Mme Gallet se trouvent des documents secrets, relatifs à l’état de la frontière mogambienne. La France, amie de la Mogambie, est de bon conseil en matière de protection des frontières… du moins tant que les plans secrets ne tombent pas entre les mains de l’ennemi.

Les six compagnons et les espions du ciel, en bref

En 1971, le contenu du sac à main d’une dame consiste en quelques cosmétiques incontournables. Le rouge à lèvres et la poudre de riz forment le b.a.-ba des produits de beauté que l’on doit posséder et emmener partout avec soi. La mode est encore au teint pâle. Il convient donc de disposer du produit-phare, capable de matifier le teint et de lui donner l’aspect marmoréen, tant apprécié.

Un détail cosmétique de poids, qui confirme, une fois de plus, le rôle capital de la poudre de riz au service de la beauté féminine et ceci pendant une bonne partie du XXe siècle !

Bibliographie

1 Bonzon P-J., Les six compagnons et les espions du ciel, Bibliothèque verte, Hachette, Paris, 1978, 184 pages