Le bain moussant, un cosmétique pour adultes ?
1955, Marilyn Monroe explose sur les écrans dans le film 7 ans de réflexion. Une scène demeure particulièrement célèbre, celle où l’actrice voit sa robe se soulever sous l’effet de la pression de l’air provenant d’une bouche de métro.1 L’on se souvient moins, en général, du passage où l’actrice, plongée dans un bain de mousse, fait appel à un plombier, afin de libérer son pied coincé dans le robinet.2
Par la suite, hommes, c’est le cas de Belmondo dans 100 000 dollars au soleil (1964),3 d’Al Pacino dans Scarface (1983) et femmes, c’est le cas de Julia Roberts dans Pretty woman (1990),4 vont cacher leur nudité sous des montagnes de mousse, et ceci des décennies durant…
Dans les années 1970, le bain moussant est un produit franchement pour adultes. Les femmes y ont recours ; les hommes aussi (du moins c’est ce qu’ils disent, lorsqu’on les interroge sur leurs habitudes de propreté),5 afin d’adopter, sans doute, la même attitude que celle de leurs stars préférées !
Dans les années 1990, ce genre de produits est considéré, franchement, comme un produit pour enfants.6 De plus ou moins bonne qualité, d’ailleurs !
Quel virage entre le bain moussant sensuel d’antan et le bain amusant des années post 90 !
Reste à voir les accessoires qui accompagnent ce cosmétique. Et là, oui, sans erreur, canard et petit bateau nous ramènent bien dans le monde de l’enfance !
Bibliographie
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_Ans_de_r%C3%A9flexion
2 http://divinemarilyn.canalblog.com/archives/2013/08/17/27848780.html
4 https://www.vogue.fr/lifestyle/article/deco-les-plus-belles-baignoires-du-cinema
5 Bergler R. Psychologie der Sauberkeit: Ergebnis einer Vergleichsuntersuchung 1968/1976 [Psychology of Hygiene: Rsult of a Comparative Study 1968/1976 (author’s transl)]. Zentralbl Bakteriol Orig B. 1976;163(1-4):268-310
6 West NY, Fitzpatrick JE, Jackson EM. Comparison testing of the irritancy of children’s liquid bubble bath using a modified human repeat insult patch test. Am J Contact Dermat. 1998 Dec;9(4):212-5

