L’affaire Cicéron ou l’histoire d’une belle espionne parfumée !
Ce film américain, sorti sur les écrans en 1952, met en scène un couple mythique, celui formé par Diello (James Mason), le valet de chambre de l’ambassadeur britannique en Turquie et la comtesse Anna Staviska (Danielle Darrieux), la veuve française d’un prince polonais, dont les biens sont sous séquestre.
Un Diello (nom de code : Cicéron) qui fouille dans le coffre-fort de l’ambassadeur, avec une facilité déconcertante et en extrait toutes sortes de documents top secret, photographiés avec une facilité toujours aussi déconcertante. Un Diello qui communique tous ces documents à l’état-major allemand, avec une régularité de métronome et s’en fait payer des sommes astronomiques.
Une comtesse qui se retrouve complice de Diello, par appât du gain, et qui a pour rôle de placer en banque l’argent acquis de cette triste façon… Une comtesse qui aime le luxe et qui prend la clé des champs en s’enfuyant en Suisse, lorsque le montant atteint par le butin économisé lui semble suffisant.
Et puis, notre comtesse a comme un sursaut patriotique. Une fois rendue en Suisse, la voilà qui envoie une lettre parfumée à l’ambassadeur…
Une lettre dont Diello hume le parfum… Pas de doute, ce parfum est celui de la belle Anna ! Celle qui s’est enfuie avec une partie de son trésor. Une lettre dont se saisit Diello (on l’a dit, il ouvre le coffre-fort de son maître avec une aisance hallucinante !). Une lettre qui prévient l’ambassadeur de l’existence du traitre dans ses murs.
Bref, une lettre dont le parfum trahit la traitresse qui s’est fait complice de Diello par intérêt, avant de le livrer par orgueil (quelle souffrance pour cette femme de pactiser avec un vulgaire valet de chambre) !
Double dose de parfum… de trahison, en somme !

