La toilette de Philippe, leçon n°21, pour les écoliers de 1953 !
Dans les années 1950, les enfants du cours élémentaire qui sont en classes de 10e (équivalent du CE1) et de 9e (équivalent du CE2) disposent d’un cahier de Français qui a été mis au point par 4 auteurs.1 Ceux-ci se sont concertés, afin de mettre au point des textes simples, permettant aux élèves de comprendre et de retenir « comment la phrase est faite ».
Simone et son jardin, Alain le dessinateur, René et sa rougeole, Bernard et ses vêtements trop courts… Chaque leçon nous plonge dans le quotidien des petits écoliers, depuis leurs activités scolaires, jusqu’à leurs activités de loisir.
C’est forcément la double page consacrée à « La toilette de Philippe » qui nous a le plus séduites… On en parle ensemble…
On commence avec Jeannot qui va à l’école
Il est 8 heures ; Jeannot « avale son café au lait », attrape son cartable et se coiffe de son béret ! Dans son cartable, Jeannot a placé quatre livres « tout neufs », qu’il a recouvert d’un beau papier bleu, afin de protéger les couvertures. Il n’a pas oublié de coller une étiquette sur chacun d’entre eux ; une étiquette, sur laquelle il a calligraphié son nom de sa plus belle écriture, en tirant un peu la langue. Dans ce cartable, il a également placé un beau plumier qui renferme des trésors : porte-plume, crayons, compas, gomme…
On continue avec Marion qui va au marché
C’est l’occasion pour l’enseignant de pointer du doigt tout ce que l’on peut trouver au marché : « étoffes, cravates, bretelles, vaisselles », sans compter fruits et légumes variés. Marion admire les couleurs des salades (quel beau vert !), celles des tomates (quel beau rouge !), et celles des prunes (quel beau violet !)…
On s’intéresse de très près à la toilette de Philippe
Une grande toilette, qui est effectuée par un garçon, qui a une envie folle d’être emmené au stade de foot par son père. Réponse : « Je n’emmène que des garçons propres » !
Il va donc falloir réaliser une toilette par parties, sans oublier une seule partie, afin de pouvoir partir au stade !
Avec une cuvette remplie d’eau et un morceau de savon, Philippe « se savonne la tête, le cou, les épaules ». Puis, il se rince et, enfin, se frictionne vigoureusement à l’aide d’une « serviette de toile qui lui rougit la peau ».
Puis, c’est le tour de l’hygiène bucco-dentaire, avec un brossage de dents, à l’aide d’un dentifrice qui produit une belle « mousse rose » et qui a la bonne idée de sentir bon, de « parfumer l’haleine » !
Puis, ce sont les ongles qui sont nettoyés consciencieusement ; puis, les cheveux qui sont peignés.
La peau est propre… il ne reste plus, alors, qu’à s’habiller avec du linge propre.
Voilà, c’est fini. Philippe est superbe… prêt à aller encourager son équipe préférée.
La leçon de français des années 50, en bref
Un ouvrage-témoignage, qui nous montre une vie paisible, où tout se passe au mieux, sans heurts. Le « bon feu de cheminée » réchauffe « mains froides » et « pieds gelés ». La tartine de pain et le morceau de chocolat attendent l’élève studieux à la sortie de l’école. Et le savon est à la fête lors de la toilette !
Bibliographie
1 Cressot J., Royer E., André G., Vedel M., Le Français, éditions Bourrelier, 1953, Paris,157 pages

