La peau sensible, 79 ans de discussions scientifiques fougueuses au sujet de cette peau irascible !

Depuis la moitié du XXe siècle, on sait que le sujet à peau « sensible » existe… Sa peau réagit de manière exagérée lorsqu’elle est mise en contact avec des ingrédients cosmétiques habituellement bien tolérés par le reste de la population. Ceci implique, bien évidemment, des recherches à mener concernant ces ingrédients ; ceci implique de mettre sur le marché des produits adaptés.1 Il convient, en effet, de ne pas aller titiller cette peau susceptible, qui démarre au quart de tour et réagit « à la moindre provocation ».2 Une peau, que l’on peut qualifier de « délicate » et de très « réactive aux irritants », ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé globale avec, entre autres, une diminution de la qualité de vie, liée à de l’anxiété et de la dépression ainsi induites.3

Avant d’arriver à ce que ce concept soit admis, il a fallu passer par des phases d’amusement, de déni, voire d’irritation (ce qui est le comble !) de la part de certains chercheurs, qui ne cautionnaient pas l’emploi de ce terme et tout ce que cela implique.4 « Un simple effet de mode », ont pu dire, dans les années 1990, certains professionnels de santé5 peu éclairés, dans la mesure où cette « mode » dure toujours et s’appuie, désormais, sur des bases scientifiques.

La peau sensible, en quelques chiffres

Au début des années 2000, on considère que 40 à 50 % des femmes, aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, considèrent qu’elles ont la peau sensible, du fait de l’inconfort ressenti suite à l’utilisation de produits topiques, qu’il s’agisse de médicaments ou de produits cosmétiques. Cet inconfort se traduit par des démangeaisons, des sensations de brûlures, de picotements et/ou de tiraillements, sans pour autant que soit associé un tableau clinique clair et net.6 Ce pourcentage fluctue selon les études, mais reste toujours très élevé, en particulier chez les femmes. On peut citer, par exemple, les résultats d’une étude britannique publiée en 2001, qui témoigne du fait que, par auto-évaluation, 51 % des femmes contre 38 % des hommes se classent spontanément dans la catégorie des sujets à « peau sensible ».7 En 2019, les chiffres s’envolent, avec une hausse des pourcentages par rapport aux décennies passées : 60 à 70 % des femmes et 50 à 60 % des hommes se déclarant comme ayant une « peau sensible » !8 Et en 2025, avec certains échantillons de population, on aboutit à des valeurs encore plus élevées, soit 89 %.9

La peau sensible, une tentative de définition

En 2006, le dermatologue Howard Maibach, très intéressé par le sujet de la peau sensible, décide de réaliser une compilation des éléments bibliographiques retrouvés au sujet de la peau sensible (terme non médical employé par le grand public). Il nous dit, ainsi, après avoir croisé toutes sortes d’informations, que les termes et expressions qui reviennent le plus souvent à son sujet sont les suivants : ce type de peau engendre « des plaintes subjectives d’inconfort », « sans signes visibles classiques d’irritation », « ni réponse immunologique ». Il est possible, toutefois, d’observer parfois des rougeurs et de constater que la peau est « moins souple ou moins hydratée » que la normale. On n’a affaire, le plus souvent, qu’à des manifestations sensorielles. Certains auteurs proposent donc d’employer à ce sujet les expressions : « irritation subjective », « irritation invisible », « réactions cutanées indésirables non immunologiques », « inflammation non immunologique » ou encore « sensibilité cutanée accrue auto-évaluée ». Bref, on dispose d’un lexique riche et varié pour qualifier une réaction qui se ressent, mais ne se voit pas dans la grande majorité des cas.10

The International Forum for the Study of Itch (IFSI) est en accord avec les éléments précités, puisque la définition donnée par ce groupe est la suivante : « un syndrome caractérisé par l’apparition de sensations désagréables (picotements, brûlures, douleurs, démangeaisons et fourmillements) en réponse à des stimuli qui, normalement, ne devraient pas provoquer de telles sensations. Ces sensations désagréables ne peuvent être expliquées par des lésions attribuables à une quelconque maladie de peau. La peau peut paraître normale ou présenter un érythème. La peau sensible peut affecter toutes les parties du corps, en particulier le visage ».11,12 Oui, surtout le visage !

Il peut être intéressant de noter que des facteurs environnementaux peuvent être associés, puisque le phénomène est exacerbé par un climat sec et froid.13 Les émotions sont également mentionnées comme des facteurs déclenchants.14

La variété de ces facteurs explique pourquoi le visage est le plus touché (car le moins protégé et le plus au contact de toutes sortes d’irritants)15 ; cela laisse penser qu’il existe, chez ces sujets, une hyperactivation de protéines présentes à la surface des kératinocytes et des terminaisons nerveuses intraépidermiques, celles-ci étant sensibles à de multiples facteurs environnementaux. On pensera en particulier aux protéines de la famille des transient receptor potential (TRP).16

La peau sensible n’aime pas le savon !

Très intéressante publication de Eugène Bernstein paru dans le Journal of Investigative Dermatology, en juillet 1947. Dans cette publication, il est fait mention de dermatites irritatives, liées à l’utilisation de savon par des personnes à peau sensible. Une dermatite qui, selon l’auteur, est relativement rare, mais très handicapante, du fait de la nécessité de se laver quotidiennement ! Bernstein pose ainsi les bases de la thématique « peau sensible », en indiquant que : « Les savons contiennent des substances eczématisantes qui, en usage normal, ne provoquent que des modifications temporaires et rapidement réversibles du film hydrolipidique cutané. Cependant, en cas de sensibilité cutanée anormale, ou d’utilisation excessive de savon, les effets de ces substances irritantes se manifestent par une dermatite cliniquement identifiable. » Voilà… tout est dit. Nous avons, selon Bernstein, un produit cosmétique qui est plutôt bien toléré par la majorité de la population, en cas d’usage raisonnable, mais, qui, en revanche, devient irritant pour une petite fraction de la population. Pourquoi ? Car ce cosmétique possède un pH alcalin, lié à l’hydrolyse du savon qui libère ainsi la base qui lui a donné naissance. Il contient, en outre, un certain nombre d’ingrédients qui méritent également d’être désignés sous le nom d’irritants. On citera, par exemple, les acides gras à courtes chaînes.

La solution proposée par Bernstein est donc simple : en cas de « peau sensible », il convient de bannir le savon et de privilégier le syndet. Excellent conseil !

La peau sensible n’aime pas l’acide lactique !

Frosch et Kligman sont à l’origine du test à l’acide lactique. Celui-ci est basé sur l’application unique de 0,05 mL d’une solution d’acide lactique à 10 % sur le sillon nasogénien, l’eau distillée servant de témoin sur la zone controlatérale. Selon l’hyperréactivité cutanée du sujet, ce test déclenche une réaction de picotement plus ou moins intense, classée en quatre catégories sur une échelle arbitraire,18 allant de zéro à trois (0 = pas de picotements ressentis ; 1 = réaction légère ; 2 = réaction modérée ; 3 = réaction intense). Un test toujours pratiqué de nos jours en faisant varier, parfois, le pourcentage d’acide lactique de la solution testée.19

La peau sensible n’aime pas le laurylsulfate de sodium !

On sait que le laurylsulfate de sodium est un tensioactif irritant ; ce que l’on sait moins c’est que son application sur la peau d’un sujet permet, en fonction de la réaction qui va se produire (augmentation plus ou moins importante de la PIE ou Perte Insensible en Eau), de lire, comme à livre ouvert, le carnet de santé de l’individu. C’est du moins ce que rappelle Maibach en 1989, en dressant un tableau des augmentations de PIE observées chez des sujets à l’historique médical varié consécutives à l’application cutanée d’une solution dosée à 7,5 % en laurylsulfate de sodium. Chez le sujet sans antécédent dermatologique, l’augmentation de la PIE est de 13 ; elle est de 37 chez le sujet souffrant de dermatite de contact et de 35 en cas de dyshidrose… Bref, ce laurylsulfate de sodium constitue une sorte de boule de cristal, permettant de savoir précisément les antécédents dermatologiques d’un sujet.20 Une augmentation importante de la PIE signe une altération de la barrière cutanée et une altération de la barrière cutanée signe un problème dermatologique sous-jacent ou connu. Le tout aboutit à la notion de « peau sensible ».

Certains auteurs mentionnent également le fait que les personnes à peau sensible possèdent une peau plus fine, ce qui favorise la pénétration dermique des ingrédients.21 Une peau plus fine, une fonction barrière moins efficiente, avec, entre autres, des modifications du profil lipidique cutané.22

La peau sensible n’aime pas le nicotinate de méthyle !

Maibach et al. ont ainsi pu corréler le phénomène de vasodilatation cutanée provoquée par le nicotinate de méthyle et la notion de peau sensible. La vasodilatation provoquée est beaucoup plus importante chez les sujets dits à peau sensible (c’est-à-dire réagissant à l’application de laurylsulfate de sodium et d’acide lactique) que chez les sujets à peau normale.23

La peau sensible n’aime pas le DMSO !

Le test au DMSO (Diméthylsulfoxide) a été proposé comme méthode d’évaluation de la sensibilité cutanée. L’application de DMSO sur la peau engendre, en effet, une réaction urticarienne, dont l’intensité est proportionnelle à la sensibilité individuelle. Afin de quantifier la réponse cutanée au DMSO, il est possible de réaliser une évaluation clinique, associée à la mesure de la perte insensible en eau (PIE), par exemple.24

La peau sensible n’aime pas les produit cosmétiques en général !

Les produits cosmétiques sont pointés du doigt, en général, mais les savons et les produits de protection solaire semblent sortir du lot (mais pas dans le bon sens, puisque ce, sont semble-t-il, les plus irritants).10 Certains chercheurs tentent de minimiser l’effet irritant de certains filtres organiques par le biais de l’encapsulation.25 A voir !

Les produits cosmétiques les plus simples renfermant un minimum d’ingrédients sont donc à privilégier.26

Est-il besoin de dire que la peau sensible n’aime pas un autre irritant qu’est le rétinol ? Peut-être pas, tant ceci relève de l’évidence. C’est pourquoi des sociétés tendent à mettre sur le marché ce qu’elles présentent comme des substituts de rétinol beaucoup mieux tolérés. Le bakuchiol en est un exemple emblématique faisant l’objet de nombreux travaux.27-29 Pour notre part, nous ne l’aimons pas beaucoup.30

Mais alors, qu’est-ce qu’elle aime la peau sensible ?

Pour le savoir des chercheurs portugais se sont intéressés aux produits cosmétiques du commerce présentant les allégations suivantes « peau sensible », « peau réactive » ou « peau intolérante ». Les ingrédients actifs les plus souvent retrouvés sont logiquement des actifs apaisants tels que le niacinamide (c’est lui qui arrive en tête), suivi de l’avoine (Avena sativa),31 de l’allantoïne, de l’acide glycyrrhétinique et de ses dérivés, ainsi que des extraits de laminaire (Laminaria ochroleuca).32 Attention, à force de mettre du niacinamide un peu partout de ne pas en faire l’allergène des années à venir ! Ce qui est sûr, c’est que les émollients qui renforcent la barrière cutanée vont dans le bon sens en matière de prise en charge de ce syndrome.33 Idem pour les eaux thermales à activité anti-inflammatoire.34

En matière d’actifs susceptibles d’avoir un impact positif on citera aussi les extrait de Centella asiatica,35 ainsi que le panthénol et les céramides.36

La peau sensible, en bref

Pour la diagnostiquer, on se fiera au patient lui-même, on lui fera remplir un questionnaire spécifique (le Sensitive-Scale-10) et on réalisera des tests d’évaluation objective (détermination de la PIE, tests de piqûre à l’acide lactique, test à la capsaïcine).37,38 Pour la prendre en charge, on conseillera des produits d’hygiène, de soin ou de maquillage les moins chargés en ingrédients irritants. Pour ce faire, il faudra être prudent et réfléchir quant au choix de chaque substance utilisée !

Tout un travail très objectif permettant de prendre en charge un trouble considéré, pendant longtemps, comme subjectif, mais qui, au fil du temps, s’appuie de plus en plus sur des critères parfaitement objectifs !

Bibliographie

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