La femme du Saint, une femme auréolée de poudre de riz !

Les anges appellent le Saint, paru en 1953, nous fait découvrir la vie privée de Simon Templar ;1 celui-ci file, en effet, le parfait amour avec sa douce moitié, Patricia Holm, sur la plage de Santa Monica, en Californie. Une sorte de nouvelle lune de miel, nous dit-on ! Baignade, bronzette, pêche en mer… la vie est belle pour les deux amoureux, jusqu’à ce qu’un chien errant vienne manquer de se faire quasiment écraser sous les roues de leur voiture. Un chien martyrisé, qui ne laisse aucun doute à Simon, quant au nom de son tortionnaire. Et le voilà qui se glisse dans la peau du Saint pour venger le chien en question. Retrouver son tortionnaire, remonter la piste qui conduit à la bande de malfrats ayant pour habitude de voler des accessoires de voiture et d’incendier des demeures, le tout avec l’aide de gamins des rues et d’un chimiste avide d’argent.

L’occasion de retrouver notre héros bronzé et de constater son grand cœur !

Un héros bronzé

Simon, présenté comme un « magnifique spécimen du sexe mâle », arbore un « beau » visage bronzé (expression employée 4 fois dans ce roman), une « figure bronzée », des « traits bronzés » (une « peau brunie »), une peau « bistrée », nous dit Leslie Charteris, qui multiplie les expressions témoin du hâle du jeune homme. Et aussi des yeux aussi bleus que l’océan !

Un justicier qui joue le rôle d’un truand dans cet opus, afin de se mêler à la pègre. D’où un ton peu tendre en direction de sa chérie : « Toi, poupée, occupe-toi de ta poudre de riz et de ton fond de teint. » 

Un justicier qui prend un « bain » pour chasser la fatigue !

Un chien martyrisé

Ce chien recueilli par Simon a de multiples plaies. Ce dernier flatte la bête de la manière suivante : « On va t’emmener chez un chirurgien esthétique. Tu retrouveras ta beauté, mon vieux… »

Son maître, le Dr Williams, est un bien curieux personnage qui, comme on l’apprendra au cours du roman, fabrique, pour une bande de truands, des bombes incendiaires. Sa femme « dépensière » l’a, nous dit-on, quasiment poussé à cet expédient, à force d’achats de toutes sortes.

Des enfants manipulés

Ceux-ci baptisés « les anges de la rue » sont sous la coupe d’une bande de malfrats, qui les utilisent pour vandaliser des voitures. L’un d’eux, Jackie Scruggs, capturé par le Saint, lui manque terriblement de respect ce qui fait dire à Patricia : « Votre mère devrait vous laver la bouche avec du savon noir : ça vous ferait les dents blanches ! »

Un malfrat calamistré

Nick est un truand chic, « vêtu d’un smoking » au « cheveu calamistré »… Son visage, ravagé à la suite d’un accident de voiture, a été rafistolé par un chirurgien plasticien, qui n’a, toutefois, pas pu réussir à masquer une forêt de « cicatrices » !

Les anges appellent le Saint, en bref

Pas facile de prendre des vacances lorsque l’on s’appelle Simon Templar et ce que l’on soit seul ou accompagné (et même très bien accompagné). Tel un aimant, le Saint attire les problèmes… Des problèmes qui sont réglés en 200 pages chrono ! Cette fois-ci, le Saint se fait l’ange gardien de petits vauriens, connus sous le nom des Anges de la rue ! Et ceci avec la complicité de la jolie Patricia, qui, comme toutes les femmes de son époque, ne se déplace jamais sans son poudrier !

Bibliographie

1 Charteris L., Les anges appellent le Saint, Librairie Arthème Fayard, 1953, Paris, 220 pages