Hygiène du commissaire !
Le cercle rouge de Jean-Pierre Melville est un film qui réunit des poids lourds du cinéma. Un cercle qui va en se rétrécissant et qui finit par réunir un policier en activité (André Bourvil), un policier mis au rancart (Yves Montand) et deux truands (Gian Maria Volonté et Alain Delon).
Personne n’est innocent…
Certaines scènes sont mythiques comme celle qui met Yves Montand l’ex-policier alcoolique aux prises avec les créatures qui peuplent le placard de sa chambre lors de ses nuits cauchemardesques !
Certaines scènes ou images sont moins connues, telles celles qui réunissent Bourvil et ses chats dans son appartement Parisien.
De retour de Marseille ou de retour d’une journée dans son bureau parisien, le rituel est immuable. Bourvil ouvre la porte de la salle de bains, afin de se faire couler un bain. Puis, en attendant que la baignoire veuille bien se remplir, il file à la cuisine ouvrir le réfrigérateur pour en extraire une assiette remplie de la pâtée pour ses chats.
Il s’en lave plus que les mains, ce cher commissaire, qui se baigne tous les jours, au retour du travail.
Il s’en lave plus que les mains, ce cher Pilate, qui n’hésite pas à user de moyens douteux pour obtenir la collaboration d’un tenancier de boîte de nuits…
Personne n’est innocent… et ce n’est pas en prenant un bain comme un bébé que Bourvil réussira à retrouver l’innocence originelle vantée par le directeur de la PJ ! Et ce même si le savon employé est de marque Cadum !

