Gabrielle vue par Jean !
Gabrielle Chanel, croquée à pleines dents, par Jean Cau, cela donne un portrait… relativement peu flatteur !1
Mademoiselle Chanel y apparaît bavarde comme une pie, maigre comme un cent d’aiguilles à coudre, drôlement maquillée.
Jean Cau a une mauvaise vue… et ne sait pas nous dire si le rouge à lèvres de Mademoiselle Chanel est « rouge, marron ou noir ». Ce qui est sûr, en revanche, c’est que la bouche se résume à un trait ! Des lèvres qui n’ont donc rien de pulpeux.
Jean Cau reste, pourtant, accroché à ces lèvres réduites à leur plus simple expression et se fait raconter l’inhumation de Diaghilev au cimetière San Michele de Venise.
De ces lèvres, couleur de la passion, sort un flot de mots. Melle Chanel est une femme pressée !
Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.
Bibliographie
1 Cau Jean, Mademoiselle Chanel in Croquis de mémoire, Julliard, 1985, 258 pages

