Et si les cosmétiques s’étaient faits discrets ?
A 28 ans, Joël Coles est un jeune scénariste qui vient d’arriver à Hollywood et compte bien se faire un nom rapidement.1 Pour ce faire, il a intégré l’équipe d’un homme déjà connu, Miles Calman. Et le voilà qui entre, par un beau dimanche, dans l’intimité de l’homme qui fait la pluie et le beau temps sur les plateaux de cinéma. Et le voilà qui se rapproche de Stella, sa charmante épouse.
Entre des starlettes au visage peinturluré et la femme du boss au visage non maquillé, le cœur de Joël ne balance pas longtemps !
Sur les yeux des starlettes le mascara abonde !
Joël vit dans un monde factice, fait de décors et de visages peints. A la pause déjeuner, il remarque « les visages jaunes des jolies filles aux yeux mélancoliques surchargés de mascara ».
Dans les cheveux de Stella pas une once de teinture…
Pas une once de teinture ? Non, pas une once. C’est ce que nous dit l’écrivain spécialiste du cheveu féminin ! « […] Joël vit que la masse de ses cheveux se composait de mèches d’or rouge et de mèches d’or blond », ce qui le fait aboutir à cette conclusion : « Donc ils n’étaient pas teints ». En outre, il remarque que la jeune femme ne porte « aucun maquillage » !
Un dimanche de fous, en bref
Tout est en carton-pâte dans l’univers de Fitzgerald. Les sentiments y sont mouvants. Stella semble prête à tomber amoureuse de Joël, avec l’accord plus ou moins tacite de son époux. Tout sonne faux ! Sauf peut-être les cheveux et la peau de Stella. Ou bien peut-être est-ce du grand art ? Un balayage léger, très bien fait par une coiffeuse experte, un fond de teint à effet nude ? Il y a peut-être plus de cosmétiques dans la vie de Stella que Fitzgerald ne paraît l’imaginer !
Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.
Bibliographie
1 Fitzgerald F.S., Un dimanche de fous in Un diamant gros comme le Ritz et 26 autres nouvelles ; Eds France Loisirs, 2011, 772 pages

