Douches écossaises pour aventure jamaïcaine d’un espion britannique !
Du Japon à Vladivostok… voilà notre héros James Bond qui revient dans le circuit. Il est récupéré par les services secrets russes, qui lui assènent un bon coup sur la tête .1 Miracle… la mémoire revient à James ! Sauf qu’un lavage de cerveau plus tard… James est devenu un vrai Soviétique, prêt à livrer tous les secrets de sa précieuse majesté ! Récupéré enfin par les services britanniques, James Bond, devenu fou, tente de tuer « M », son chef, à l’aide d’un révolver à cyanure. Le coup échoue, mais l’alerte a été rude ! Il va falloir effectuer un « relavage de cerveau » (avec 24 électrochocs en 30 jours), afin de tout remettre en ordre dans la caboche du célèbre agent 007. Et puis, afin de le tester… on va lui confier une sorte de mission–suicide. Sa cible : Scaramanga. Sa mission : une élimination nette et sans bavure. Sa destination : la Jamaïque. Là, James Bond va se faire embaucher comme garde du corps par sa victime ! Et le tuer, purement et simplement !
Où l’on apprend le nom de « M »
« M », le chef des services secrets est l’Amiral « Sir Miles Messervy ». Il a fallu attendre cet opus pour découvrir le nom de celui qui se cachait jusqu’à présent derrière cette simple initiale.
Où l’on apprend qui est Scaramanga
Scaramanga n’est autre qu’un assassin patenté à la solde du KGB. Un homme surnommé « l’homme au pistolet d’or » dans la mesure où les balles qu’il tire contiennent un cœur en or de 24 carats. Cet homme de 35 ans, roux, aux mains « irréprochablement manucurées », est l’ennemi-public n°1 !
Où on l’apprend que Mary Goodnight se parfume avec soin
L’ex-secrétaire de James Bond, retrouvée à la Jamaïque, laisse paraître ses sentiments et n’hésite pas à l’embrasser chaleureusement. Elle a, avant de rejoindre, James, inondé son corps de « Chanel n°5 » ! Par ailleurs, elle est restée parfaitement sobre, « toujours aussi peu maquillée », le visage « doré par le soleil », dégageant un sentiment de santé extraordinaire.
Où l’on patiente dans des halls d’aéroport
Et on en profite pour aller dans les boutiques « free-tax », où l’on peut acheter à prix réduit des « parfums coûteux » !
Où l’on se rend compte que James Bond se reconnaît à ses cicatrices
Scaramanga va rapidement reconnaître James Bond, car son corps est couturé de « cicatrices » ; il en porte également une, bien visible, sur le « côté droit du visage » !
Et des douches… évidemment !
En arrivant à la Jamaïque, après un vol un peu long, James Bond, notre héros « au visage bronzé », ne rêve que d’une « bonne douche ». Il n’en prendra pas une… mais deux ! Et même plus de deux, car on nous parle aussi d’une « douche chaude suivie d’une douche glacée ». Et encore de trois autres douches « froides » ! Dix en tout, dont on nous précise… ou pas la température !
Et en plus une douche « à l’eau de Cologne », pour se débarrasser d’une odeur de marécage qui lui colle à la peau !
Et une patronne de maison close
Cette maison close est le repère de Scaramanga. De sordides règlements de compte s’y déroulent, sous l’œil consterné de la patronne. James Bond, comme de coutume, rassure cette dame et lui intime l’ordre d’arranger son joli visage défiguré par l’effroi. Tiffy obtempère ! Elle sort de son sac un « miroir » et se maquille.
Et une fille qui adore l’huile de palme…
… au point qu’elle s’en enduit l’ensemble de son corps.
Et un rasoir particulier
James Bond nous parle ici de son ravoir Hoffritz de marque Gillette. C’est son collègue américain Franz Leiter qui lui a offert son premier modèle. Un outil très pratique pour se raser, mais aussi pour cacher, dans son manche, des « codes, cyanure et autres pilules ». En quittant sa chambre, James Bond vérifie toujours que le petit Z qu’il a gravé à l’extrémité du manche coïncide avec le Z du nom du fabricant ( ??). Il s’assure aussi que les « plis » de son « tube de dentifrice Maclean » sont bien « symétriques ». Comme cela, lorsqu’il reviendra dans sa chambre il vérifiera que personne ne l’a fouillé à fond !
L’homme au pistolet d’or, en bref
On n’est pas passé loin de la catastrophe… mais on est rassurées en fin d’ouvrage. James Bond est toujours aussi performant pour régler leur compte aux ennemis de l’empire britannique. Tout cela avec flegme, dans un doux parfum de propreté et d’eau de Cologne mêlés.
Bibliographie
1 Fleming I., L’homme au pistolet d’or in James Bond 007, édition établie par Francis Lacassin, Bouquins La collection, 889 pages, 2024

