Des cosmétiques salvateurs pour film – procès !
Douze hommes en colère est un film américain, sorti sur les écrans en 1957. Douze hommes vont devoir délibérer et déterminer si un jeune homme de 18 ans est coupable ou non du crime de son père et à ce titre condamnable à la peine de mort.
L’affaire semble pourtant simple. Le voisin du dessus à entendu clairement le jeune homme crier à son père « Je vais te tuer »… suivi d’un grand fracas et de la fuite du jeune homme, dévalant les escaliers.
Oui, mais le bonhomme semble vraiment sénile. En outre, un tramway qui passait à ce moment-là a certainement couvert la voix du jeune homme !
Oui, mais il y a la voisine d’en face, insomniaque… qui s’est réveillée, à minuit, et a vu, de son lit, le jeune homme plonger l’arme dans le cœur de son père.
Oui, mais la femme en question est très coquette. Elle a, sans nul doute, aux alentours de 45 ans et tente à l’aide de « maquillage » et de « teinture capillaire » d’en paraître dix de moins. Le jury n°8, interprété par Henry Fonda, tente d’instiller le doute dans l’esprit de ses collègues. La femme a-t-elle vraiment vu ce qu’elle dit avoir vu ? L’un des jurés a noté la présence de marques de plaquettes de lunettes au niveau des ailes de son nez. Bien qu’étant venue au palais de justice sans lunettes, ces marques accusatrices témoignent contre elle. Comment cette femme réveillée en pleine nuit a-t-elle pu voir, à travers les wagons d’un tramway (c’est ce qu’elle affirme), la scène de crime ?
Bref, un vieillard gâteux et une femme mûrissante qui veut jouer les jeunes filles, Henry Fonda ne va pas avoir trop de peine (encore que !) à obtenir 12 votes « non coupable ».
Comme quoi des produits de maquillage, une teinture capillaire et une paire de lunettes peuvent sauver une vie !

