Des cosmétiques qui rendent odieux !
Quelles toupies des deux-là ! Sabine Azéma (Nicole Bergeade) et Alexandra London (Géraldine Bergeade) pourrissent littéralement la vie de leur mari et père, Michel Serrault (Francis Bergeade).
Coincé entre un redressement fiscal qui touche son usine de balayettes et de lunettes pour WC, une grève menée par des ouvrières survoltées et une famille odieuse… Francis craque au beau milieu d’un succulent plat de rognons…
Un vague malaise (vagal) qui le conduit à l’hôpital. Ceci nous permet d’apprendre que Francis se lave les dents à l’aide du dentifrice Tonigencyl.
Un Francis déprimé, vidé, qui ne revit qu’à l’arrivée du cher ami Gérard (magnifique Eddy Mitchell !).
L’horreur donc et ce n’est pas fini, puisque dans l’émission « Où es-tu ? » le présentateur (Roger Gicquel) lance un avis de recherche concernant un père de famille qui a deux filles, Zig et Puce, et qui a disparu, subitement, il y a de cela 26 ans.
Consternation chez les Bergeade (Sabine Azéma apprend que son mari va passer dans l’émission « Où es-tu ? », alors qu’elle est en pleine cure de thalasso – sous un enveloppement qui pue !). Ravissement chez les Thivart. Epouse et filles sont impatientes de retrouver le cher disparu !
Une fille, qui se tartine de rouge à lèvres, dans la chambre d’hôpital de son père, une épouse qui se soucie plus de son allure que de son époux malade… de quoi avoir envie de changer de vie !
Alors, évidemment, Francis sait bien qu’il n’est pas Michel, mais il va quand même tenter le coup et aller vivre une paisible vie de famille, au sein d’une famille simple et aimante. Une famille rurale, qui produit un délicieux foie de canard.
Dans ce film intitulé Le bonheur est dans le pré, sorti sur les écrans en 1995, les cosmétiques ne sont pas des produits qui rendent beau, mais plutôt des produits qui rendent odieux. Vivement un peu d’air frais, pour amener un peu d’amour dans tout cela !

