Concours de maquillage en Normandie !

Arsène Lupin, alias Louis de Valméras,1 est heureux de vous annoncer son mariage avec Raymonde de Saint-Véran. Arsène Lupin est navré de vous annoncer le décès de son épouse Raymonde. Entre les deux… un petit roman dynamique, qui met aux prises le célèbre cambrioleur avec un commissaire français, un inspecteur anglais et un jeune lycéen français. Tous ces gens-là sont à ses trousses et se verraient bien résoudre l’énigme de l’aiguille creuse. Un refuge calcaire où Arsène stocke ses trésors, depuis des années. Et ils vont y parvenir les bougres. Et la belle Raymonde prendra une balle perdue… laissant Arsène inconsolable !

Le comte de Gesvres, sa fille Suzanne et sa nièce Raymonde

C’est chez le comte que tout commence, avec un vol mystérieux et un Arsène Lupin qui se fait tirer dessus comme un lapin par la douce Raymonde de Saint-Véran, une jeune fille qui l’enivre par le « parfum frais de son haleine », qui ne voit en lui, au premier abord, qu’un vil voleur ! Le deuxième abord est plus en faveur du gentleman, qui fait succomber la belle jeune fille et la demande en mariage.

Isidore Beautrelet

Un lycéen, qui se mêle des affaires d’Arsène Lupin et est bien décidé à en avoir la peau ! Un lycéen qui se grime afin de passer inaperçu. Un jeune garçon capable de se transformer en un trentenaire à la « figure colorée » ou bien en ouvrier. Ou bien encore en un apprenti du tour de France « la figure très maquillée ».

Un lycéen, qui ne dupe pas le grand Herlock Sholmès, lui-même déguisé en maquignon. Ce dernier le reconnaît tout de suite. « Mais vous êtes si mal… comment dites-vous en français ? … si mal grimé. »

Ganimard

L’inspecteur est forcément sur la piste !

Herlock Sholmès

Il a franchi la Manche pour venir tenter de mettre son ennemi intime, Arsène Lupin, sous les verrous. Et il tente de se fondre dans la foule des Normands qui gravitent autour de l’aiguille creuse.

Et bien sûr Arsène

Un homme jeune aux cheveux blonds et à la barbe rousse ou bien un macchabée à la tête défoncée (Et oui, Arsène tente ici de se faire passer pour mort !!).

Et la grotte des demoiselles à Etretat

Une falaise creuse, qui abrite les trésors accumulés depuis des années par Arsène Lupin. Un « cône calcaire », qui mérite son nom d’aiguille creuse !

L’aiguille creuse, en bref

Seul Arsène est capable de se grimer de manière impeccable, afin de duper tous ses ennemis. Le jeune Beautrelet ne fait pas le poids à ce petit jeu. Pourtant, c’est bien lui, aidé de Ganimard et de Sholmès, qui arrive à débusquer le célèbre cambrioleur dans son refuge de pierre. Il faut dire qu’Arsène est amoureux et que, dans ces cas-là, on n’a plus vraiment la tête à soi…

Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.

Bibliographie

1 Leblanc M., L’aiguille creuse, Le livre de Poche, 1964, 284 pages