Bon baiser de Russie, c’est Simon Templar qui se laisse séduire !

Après avoir traqué un marché noir un peu spécial, le Saint continue son travail de contre-espionnage en permettant le démantèlement d’un réseau de saboteurs qui ont pour objectif de ralentir la production d’armes aux Etats-Unis.1 Mandaté par un certain Hamilton de la police fédérale pour enquêter dans la cité côtière de Galveston, Simon Templar dit le Saint est accueilli par un drôle d’arbre « à demi-calciné », qui s’avère être un… homme (on saura rapidement qu’il s’agit d’un certain Henry Stephen Matson). Un homme torturé, brûlé vif, qui arrive à murmurer avant de s’éteindre des noms variés : Oie bleue, Maris, Olga Ivanovitch…

Charge au Saint d’enquêter et de mettre fin à cette activité de sabotage !

Un bon bain à l’hôtel Alamo

Dans cet hôtel de Galveston, Simon Templar pose ses bagages et prend un « bain » ! Il en prend un autre en cours d’enquête (« Il raccrocha, puis il prit son bain, se rhabilla et descendit un peu avant l’heure dite. »).

Un bon verre à l’Oie bleue

Dans cette boîte de nuit, tout est bleu, depuis les verres, jusqu’aux nappes, en passant par la musique (du blues) !

Un bon baiser à l’Oie bleue

Olga Ivanovitch est entraîneuse à l’Oie bleue. Cette belle russe, à l’allure « aristocratique », est une magnifique blonde (ses cheveux ont la « couleur du miel »), au visage « pâle », dont le teint est entretenu à l’aide de poudre de riz (« Il regagna sa table et trouva Olga qui se poudrait. »). Une femme qui s’épile les sourcils et les retrace à l’aide « d’un crayon ».

Une femme qui plaît beaucoup à Simon et lui accorde un baiser prolongé, avant de le quitter. Une femme qui va obséder Simon durant toute l’enquête, qui sent autour de lui le « parfum familier » de celle dont il ne sait pas trop quoi penser. Amie ou ennemie ?

Un bon somme à l’hôtel Alamo

Après une visite nocturne à l’Oie bleue, Simon, exténué, abandonne Olga sur le trottoir, devant chez elle. Pas assez d’énergie pour monter avec elle prendre un dernier verre. « Il faut que je dorme ; j’ai peur des rides. »

Devant la glace de l’ascenseur qui le conduit à sa chambre, Simon remarque une trace de rouge à lèvres coupable. « Dans la glace de l’ascenseur il ôta avec son mouchoir les marques de rouge qu’il portait sur le bord des lèvres […] ».

Un bon flic nommé Yard

Ce policier, chargé de suivre les faits et gestes de Simon, ne manque pas de noter dans son rapport que celui-ci est revenu de l’Oie bleue, avec, sur le visage, « des marques évidentes de rouge à lèvres » !

Un bon trio de « Boches »

Blatt, Weinback et Maris sont les complices de Matson. Celui-ci s’est fait repérer. Et comme ses camarades craignent qu’il ne passe à l’ennemi… ils n’hésitent pas à le supprimer.

Siegfried Maris, le chef de bande, se cache, tout simplement, dans la peau d’un barman, celui de l’Oie bleue.

Le saboteur grillé, en bref

La belle Olga était prête à livrer la bande à la police américaine. Cette belle russe, qui ne voit plus les choses sous le même angle depuis que l’Allemagne a attaqué la Russie, se range du côté des Américains. Du moins, pour l’instant, du côté de Simon Templar dit le Saint !

Un baiser de Simon et voilà notre espionne retournée !

Quelle efficacité ce Saint !

Bibliographie

1 Charteris L., Le Saint contre le marché noir, Librairie Arthème Fayard, 1946, 221 pages