Beauté naturelle versus beauté sophistiquée, pour le Saint le choix est vite fait !

Qu’on se le dise Simon Templar, dit le Saint, qui se fait appeler Sébastien Tombs, dans cette courte nouvelle, est en vacances en France, à Cannes.1 Des vacances vraiment ? Oui… des vacances dans le cadre magnifique du Carlton, avec une charmante jeune femme pour lui tenir compagnie. Non… pas vraiment des vacances reposantes, lorsque l’on sait qu’un voleur de bijoux vient s’écraser à deux doigts de son balcon !

L’occasion pour Simon de s’intéresser au teint et aux cheveux des deux femmes qui se mettent à lui tourner autour !

Natalie Sheridan, une jeune divorcée !

25 ans à peine… et un teint parfait. Un teint naturel, qui ne connaît pas les cosmétiques. « Même de près, sa peau sans rides ne trahit aucun recours à d’habiles maquillages. »

25 ans à tout casser… et des cheveux sublimes qu’aucun coiffeur n’est venu troubler à l’aide de « décolorants, de teintures et de rinçages » ! Des « teintes délicieusement évanescentes de blond doré », du plus pur naturel.

Bertha Noversham, une jeune veuve !

45 ans minimum… et un « teint naturel », qui se cache sous une « couche impénétrable de poudre et de rouge. » Un maquillage que l’auteur qualifie de « peinture de guerre », tant le résultat obtenu avec semble une déclaration d’hostilité !

45 ans pour les plus optimistes… et des cheveux « grisonnants », masqués par une « teinture violacée », totalement synthétique, une telle couleur n’émanant certainement pas du « follicule humain ».

Danny Tench, le voleur malhabile

Le voleur, qui a manqué d’équilibre et s’est fracassé à proximité du balcon du Saint, n’est autre que Danny Tench, le mari de Bertha Noversham.

Et un dénouement spectaculaire

Danny mort… il s’agit pour Simon de mettre la main sur sa complice. La belle et sculpturale Natalie ou bien la grosse Bertha ?

C’est la Bertha qui fait des aveux complets au Saint… des aveux enregistrés sur une bande magnétique… Se voyant coincée, la brave dame pâlit tellement que la « couche de maquillage », qui enduit sa peau, semble se « défaire » de son épiderme.

Cannes/La meilleure souricière, en bref

Le Saint ne peut profiter un seul instant du soleil de la Croisette. A peine arrivé, le voilà confronté à une affaire de vol de bijoux. Deux suspects s’offrent à lui. Par expérience, Simon se tourne vers la femme d’âge mûr et remporte le gros lot ! Un maquillage de mauvais goût est un signe indubitable de mauvaise conscience ! A retenir !

Bibliographie

1 Charteris L. Cannes/La meilleure souricière in Le Saint au Soleil, Librairie Arthème Fayard, 1966, 260 pages