Allergique au parfum, ce cher Jonasz !

Les parfumeurs pourront dormir tranquilles cette nuit encore, puis la suivante, et encore la suivante, puisque le chanteur Michel Jonasz a rendu public sa rupture avec le monde de la parfumerie en 2005.1

Il ne prend pas de gants (parfumés ! dans la plus belle tradition !) pour nous faire savoir qu’il n’est pas très malin de prendre pour maîtresse la femme d’un parfumeur. Du fait du métier de Monsieur, Madame porte un parfum unique, celui de son époux, celui de la fidélité, celui du cœur.

Impossible de développer une quelconque intimité avec une femme dont la peau embaume l’autre.

Impossible de distiller des notes de complicité avec une femme dont l’épiderme transpire, selon les jours, les saisons, les envies, les caprices, des notes fruitées, florales, marines, boisées…

Chaque rendez-vous prend des allures de guet-apens olfactif, l’autre (le parfumeur !) semblant coller, malicieusement, son œil dans le trou de la serrure de la porte, épiant les faits et gestes des amoureux.

Ne parlez plus à Michel Jonasz de santal, de mangue, d’ambre, d’Ylang-Ylang, de lavande, d’armoise, d’orange, de patchouli, de citron, de cannelle, de lilas… autant de mélanges moléculaires qui lui tournent sur le cœur et déclenchent, sur sa peau, des réactions épidermiques gigantesques !

Une désensibilisation, peut-être ?

Un grand merci à Jean-Claude A. Coiffard, poète et plasticien, pour son illustration du jour.

Bibliographie

1 https://www.paroles.net/michel-jonasz/paroles-la-femme-du-parfumeur