Adieu les sprays fixants !

Adieu les cons, film signé Albert Dupontel, sorti en 2020 sur les écrans, aurait aussi bien pu s’appeler « Adieu les sprays fixants », tant ces produits cosmétiques à usage capillaire constitue la clé de voûte de l’édifice construit par l’humoriste.

Tout débute dans le cabinet d’un pneumologue annonçant, sans ménagements, à Suze Trappet (Virginie Effira) qu’elle souffre d’une maladie auto-immune extrêmement grave qui la condamne à très court terme. Une maladie professionnelle à mettre sur le dos de son métier de coiffeuse. Une coiffeuse ayant usé, abusé de sprays fixants, de laques

A partir de là, Suze décide de bien employer le peu de temps qui lui reste à vivre.

Retrouver son fils né sous X et placé à la DDASS… il y a 25 ans ! Pas si simple dans un pays où l’archivage de ce genre de dossiers est réalisé, par souci d’économie d’électricité, par un salarié aveugle (M. Blin alias Nicolas Marié), chargé de rentrer tous les dossiers à l’informatique…  

Et justement au service informatique, cela va très mal avec un employé modèle, Jean-Baptiste Cuchas (Albert Dupontel), informaticien de génie, qui tente de se suicider dans son bureau, après avoir appris qu’il allait devoir transmettre tout son savoir à une jeune recrue, avant de lui laisser la place.

Un monde professionnel ignoble où, malgré votre génie, on vous congédie d’un simple geste. Un monde professionnel qui vous envoie direct dans les services de cancérologie…

Le monde est noir chez Albert Dupontel. Et quand le monde noir de Suze se heurte au monde noir de Jean-Baptiste, il se produit… contrairement à ce que l’on pourrait penser, une petite étincelle, un peu de bonheur, fugace !

Chez Dupontel… Noir, c’est noir ! Et franchement, il a raison de dire qu’un monde où l’on ne peut pas compter sur des cosmétiques sains et sûrs d’emploi… c’est quand même très con ! 

NB : sur les photos, on remarque que Suze, après son diagnostic, se débarrasse de tous les flacons de laque présents dans son salon !