A Frisco, aux côtés du héros aux yeux bleus, accroché à notre mémoire !

A San Francisco, dans le quartier chinois, les habitants sont rackettés par des escrocs qui les menacent de tuer leur famille restée au pays en cas de refus de se soumettre.1 A la tête de cette mafia, un producteur de cinéma, qui cache son activité sous la couverture du 7e art ! Forcément, cela ne va pas plaire du tout à Simon Templar, qui va venir mettre son grain de sel dans cette platée de nouilles ! Et, comme d’habitude, le Saint triomphe, livrant les méchants à la police et libérant les opprimés.

Un héros au visage bronzé (Leslis Charteris ne manque pas de le répéter) et aux yeux bleus comme l’océan !

Une jeune chinoise du nom de Mei-Ta

Cette jeune fille, au « teint d’ivoire » (ou au teint « couleur de rose thé » selon le moment), porte de longs cheveux « laqués » et dispose de brillants yeux noirs, rappelant la couleur de « l’anthracite ». Venue demander de l’aide au Saint avec son grand-père (Lin Chang-Pu) et son fiancé (un Eurasien du nom de Robert Fong), Mei-Ta s’est « délicatement maquillée »… On croirait, en la voyant, admirer une merveilleuse figurine sortie « des pinceaux » d’un artiste chinois.

Un aventurier du nom de Simon

Simon Templar (ST) dit Le Saint est un homme de belle complexion aux dents « éclatantes » et au « visage bistré ». Dans tous les opus, Leslie Charteris ne cesse d’évoquer le « visage bronzé » (expression citée 4 fois dans ce volume), voire « basané » de son héros. Un héros qui arbore, en outre, des yeux incroyablement bleus. Des yeux bleus, qui fascinent ses adversaires (Tom Lyon voit ainsi « partout des hommes grands, aux traits bronzés, au regard bleu. »).

Il apparait ici comme un as de la « récupération ». Après un bon coup sur la tête, il réussit tout de même à délier ses liens et à se sauver !

Une star du nom de Alaine

Alaine Lang est une jeune femme, à la plastique sublime. « Elle avait ce corps étroit et mince, d’une infinie souplesse, qui fait invinciblement penser à la grâce de certaines lianes. ». Elle ne peut désobéir à la bande de malfrats, sous peine de causer un tort considérable à son frère.

Sur les plateaux de cinéma, Alaine se confie aux « mains de son maquilleur » ; celui-ci est un « spécialiste » hors-pair, qui pratique des retouches maquillage avec art. Il redessine, par exemple, les lèvres de « miss Lang » (« Ne parlez pas, miss Lang »), à l’aide d’un « pinceau », puis étale du fard à paupières bleu, sur les paupières de l’actrice.

Le frère de la star, un garçon du nom de Tom

Tom Lyon, le frère d’Alaine est le petit voyou, qui se charge de récolter l’argent auprès des commerçants chinois. La bande le tient à sa merci, en possédant des preuves de culpabilité, pouvant l’envoyer à la « chaise électrique » comme de le dire.

Le N+1 du nom de Priss

Au-dessus de Tom, il y a un type habillé comme un clergyman. Tout le monde le désigne sous le nom du « Révérend Priss » !

Le N+2 du nom de Joe

Au-dessus du Révérend, il y a Joe Nemo, un gars qui cache ses activités mafieuses derrière une société de production cinématographique.

Le sbire du N+2 du nom de Louie

« Petit-Louie » est un nabot contrefait, qui ne quitte pas d’une semelle Joe Nemo. Sa caractéristique : des ongles soignés « de façon exagérée » et passés au « vernis légèrement teinté ».

Et une histoire de savon au sens figuré

Leslie Charteris évoque ici les gens « trop heureux » de « vous faire récolter un bon savonnage de tête » ! Bref, des individus peu sympathiques, qui aiment donner, trahir, vendre… leur copain pour se faire mousser !

Et une histoire de maquillage toujours au sens figuré

Dans cet opus, il est, en effet, question d’un « crime maquillé » !

J’accuse le Saint, en bref

A San Francisco, Leslie Charteris ne nous emmène pas visiter la maison bleue de Maxime Le Forestier… il nous fait, en revanche, croiser le regard bleu de son héros préféré, le sublime et athlétique Simon Templar. A côté de celui-ci, aucun danger, on peut se promener dans les coins les plus mal famés sans courir aucun risque !

Bibliographie

1 Charteris L., J’accuse le Saint, Librairie Arthème Fayard, 1957, 222 pages